LBr. 16 · Arnauld, fol. 25v
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- definition n’a pas encore esté reçue, et qu’il n’y a point
- C
- de Philosophe qui n’ait autant de dnoit de dire: Papepelle
- substance ce qui n’est point modalité ou manivore d’estre; et
- qui en suite ne puisse soutenir que c’est un paradone de dire
- qu’il n’y a rien de substantiel dans un bloc de manbre, puisque
- ce bloc de manbre n’est point la mamere d’estre d’une autre
- substance. Et que tout ce que l’on pourroit dire est que ce
- n’est pas une seule substance, mais plusieurs substances jointes
- ensemble machinatement. Or c’est ce me semble un paradose
- dira ce Thilosophe, qu’il n’yait rien de substantic dans
- 11
- Ds.
- ce qui est plusieurs substances. Il pourra ajoûter qu’il
- comprendencore moins ce que vous dittes, ve les conps
- seroient sans doute quelque chose d’imaginaire et d’apparent
- seutement, s’il n’y avoit que de la matiere et ses modifications.
- Car vous ne metez que de la matiere et ses modifications dans
- tout ce qui n’a point dane ou de forme substantielle, indi
- visible, indestructible, et ingenerable: et ce n’est que dans
- les ammaux que vous admettez de ces sortes de formes. Vous
- seriet donc obligé de dire que tout le reste de la nature, est
- quelque chose d’imaginaire et d’apparent seulement; et à plus
- fonte raison vous dévriet dire la mêne chose de tous les ouvrages
- des hommes.
- De ne sçaurois demeurer d’accond de ces dernieres propo-
- sitions. Mais je ne voy aucun inconvenient de croire que dans
- toute la nature conporelle, il n’y a que des machines et des aggneget
- des substances, parce qu’il n’y a aucune de ces parties dont ou
- puisse dire en parlant exactement que c’est une seule substance
- ela fait voir seulement ce qu’il est tres ben de remarquer,
- comme a fait daint Alugustin, que la substance qui pensé ou spi-
- rituelle, est en cela beaucoup plus excellente que la substance
- étendue ou conporelle, qu’il n’y a que la spirituelle qui ait
- une vraie unité, et un vray moy, ce que n’a point la corporele
- D’ou il s’ensuit qu’on ne peut allequer cela pour prouver
- que l’étendue n’est point l’essence du corps, de n’avoir point
- de vrare unité, comme vous l’avouef de tous ceux qui ne sont
- point joints a une ame ou à une forme substantielle.
- Mais se ne seug
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LBr. 16 · Arnauld, fol. 25v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957298:0052?run=74