LBr. 16 · Arnauld, fol. 87v
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- disiez, que si les bruttes n’ont point d’ame ou de forme sulstan-
- tielle, il sensuit que hormis l’homme, il n’y auroit rin
- de substantiol dant le monde visible, parce que vous
- pretendez que l’unité substantielle demande un
- Grobi
- c4. Mart. 1687
- ya longtemps, Monsieur, que jay recu votre lettre
- mais jay eu tant d’occupations de puis ce temps la, queze
- nay pu y repondre plutost.
- estro accompli indivisille, et naturellanent indistrue= Se ne comprens pas bien, Monsieur, ce que vous entendez
- tible, ce qu’on ne scauroit trouver que dant une ams ou par celle expression plus distincte que nostre ame porte
- forme substantielle à l’exemple de ce qu’on appello de ce qui arrive maintenant à l’egard de son corps, et
- mon
- Tout cela a boutit à dire que tous les corpsdont
- les partiet ne sont que machinalement unies, ne sont
- point des substances, mais sculement des machines ou
- aggreger de plusieurs substances.
- So
- se commenceray par ce deruiei, et je vout diray fran-
- chement qu’il n’ya encela qu’une disputr de mot. (Car
- S. Augustin ne fait point de difficulté de reconnoistre
- que les corps n’ont point de vraie unitu, parce que l’u
- nito doit estro indivisible, et que nul corps n’est indivi
- Sible. Quil uy a donc de vraic unité que dant les esprits
- non plus que de vray mos. Mais que concluez vont dela
- Quil uya viend substantiel dans lis corps qui n’ont
- poimt d’ame ou de forme substantielle. a fin que celle
- comment cela puisse faire que quand on me preque le
- doigt mon same connoisse cette prequeure avant qu’ello
- nait le sentiment de douleur. (elle même expression
- plus distince ee. Cuy devroit donc faire connoistre une
- infinité dautres choses qui se passidant mon corps,
- qu’elle ne convoist pas neanmoins, comme tout ce qui
- se fait dans la degestion et la nutvition.
- uant à ce que vous dittes; Oue quoi que mon bras
- se leve lorsque se le veux lever ce n’est pas que mon ame
- cause ce mouvement dans mon bras; mais cest quo
- quand je le veux lever, c’est justement dans le moment que
- tout est dispose dans le corps pour cet esset; de sorte quo
- le corps se meut en vertu de Ses propres loix, quoi qu’il
- avrive par l’accord admirable, mais inmanqualle des
- choses entre elles, que ces loix y conspirent justement
- conclusion fut bonne il faudroit avoir au paravant dans le moment que la Jolontr sy porte: Dicu y ayant
- defini substances et substantiol en ces termes: Paspelle eu égard par avance, lors qu’il a pris sa resolution sur
- substance ou substantiel ce qui a une vraie unito. Mais
- cette suit de touhs les choses de l’univers: Il me semblo
- comme celte definition n’a pas encore este recue, et qu’il que c’est dire la même chose en dautres termes, quo
- n’y a point d Philosophe qui n’ait autant de droit de dire disent ceus qui preteudent, que ma volonte est la cause
- d’affelles substance ce qui n’est point modalite ou manicre occasionnelle du mouvement de monbras, et que Dicu en est
- destro
- 2
Cite
LBr. 16 · Arnauld, fol. 87v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957298:0176?run=74