LBr. 68 · Bignon, fol. 147r
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- Monsieur
- se n’apprehendors pas le jugement du public, qui a paru
- asses favorable à mon dermer ouvrage; mais j’etois un
- peu en peine du votre, que j’estime plus que celui de tout un
- peuple literaire: car vous me parlies, Monsieur, de difficultes
- qui devoient effrayer; a quoy je repondis, que je ne croyois pas
- avoir tant de sujet de craindre, sur tout, si Vous me rassuries.
- J’ay lu un jour dans l’itmadis des Gaules, qu’un Cheval
- lier altant forcer un chateau enchanté, pour delivrer des prisonniers
- detenus par une Fée; trouva en son chemin un lac de feu, plein de
- dragons, qui jeltoient des flammes, et paroissoient prests à s’elancer
- sur luy. Au lieu de pont il y avoit un plancher peu large pour passez
- ce lac. Le Chevallier sans s’effrayer, mit les preds sur le plancher, et
- à mesure qu’il avançoit, feu, lac et dragons evanouissoient, et se
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LBr. 68 · Bignon, fol. 147r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 79). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-958870:0297?run=79