LBr. 333 · Grote, O., fol. 138r
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- La Devise du Soleil et du diamant paroist assez claire Le
- Diamant marque la constance et Cosme de Medicis restaurateur de la famille
- le prit pour sa Devise, avec ce mot: sempre. Par consequent le feu
- que le Diamant jette aux rayons du soleit marquera la constance de l’amour, qu’un
- grand Prince porte à une Princesse incomparable. Le soleil allume cette
- ardeur par son éclat, mais le Diamant luy repond par d’autres rayons, et par
- un feu reciproque. Et comme on peut dire qu’il n’y a rien dans la naturs
- qui soit plus digne de recevoir et de reflechir cette lumiere celeste dans toute
- sa pureté et dans toute sa force, que cette pierre pretieuse; on peut asseurer
- aussi, que le mariage qui donne occasion à nos devises est le mieux assorti
- du monde. On a adjoute quelques embellissemens à la figure, par
- exemple on y voit dans un jardin un F et un S entrelassés. C
- Quant à l’autre devise il y a plus de remarques à faire. La Princesse
- est representée par une perle, la perle est une des plus belles production
- de la nature. Le mot Latin Unce non seulement veut dire une perle,
- mais encor l’union, ou bien j’unis. Pour exprimer donc la perle avec
- son effect qui doit estre l’union, on la represente en estat d’estre
- mise au haut d’une couronne Royale ou fermée pour en faire la closture
- et pour endindre les pieces qui d’un costé sont marquée de l’aigle de
- Brandebouru, et mo
- nonseulement
- veut dire que l’uniom mettra tousjours ces grands Princes en Estat de paroistre
- parmy des Rois, et tiendra leur estats cos et couverts contre toute entreprise
- mais encor que nostre Princesse est une perle digne d’embellir la
- Conronne royale ou fermée que la Maison Electorale de Braudeboura
- porte avec grande raison, quand mêmes elle n’auroit pas la prusse independante
- D’autant qu’on sçait ce que les fiefs de l’Empire ne sont
- pas contraires à la souverainete, et l’on trouve un exemple il y a environ 170
- ans, que des Ambassadeurs de Brandebourg ont esté preferes à un Ambassade
- de venise
- pour embellir le piedestal sur le quel la couronné est posée, on y
- met deux écussons joints ensemble, et dans l’un l’aigle de Brandebourq qui
- est de queule ou rouge dans un champ d’argent, et dans l’autre le cheval blans
- ou d’argent de Bron suic. Lunebairq dans un champ rouge ou de gueule. Du coste
- de l’aigle mais hors de l’écusson on voit le sceptre de Brandebourg, et du costé du
- cheval on voit l’étoile des armes de Brousoiendans la queue de paon sur une
- colonne que l’Empereur maximilian 1. donna au Duc Erie qui l’avoit sauvé dans
- une bataille. En parlant de ces Ecussons joints, il est à propos de remarguer
- que ce n’est pas la premiere fois qu’une princesse de Bronsuie passe dans la maison
- de Braudeboura, comme quelques uns ont cru, et je trouve que nostre
- cingujema
- Princesse est la qabiome a
- X X
Cite
LBr. 333 · Grote, O., fol. 138r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 129). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-973119:0279?run=129