Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 12, 4, fol. 7v
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- Je puismonstrer par les lettres de M. Spanhem, que l’affaire devoit passer par les
- mains du Docteur calixtus, et par les offices de la Cour de Wolfenbutel, ou on n’auroit point
- manqué de s’en faire unmerite à Berlin; mais j’ay fait en sorte qu’on s’est rapporté à M. Molamus
- servir.
- et à moy. Et j’ay tousjours pris les devants en ce qui pouvoita la gloire de nostre cour,
- n’ayant jamais manqué de bonne intention ny de soin. Ce qu’on auroit bien vû ausi, si la
- correspondance de l’Eveque de Meaux avoit pû avoir de la suite. J’avois voulu piquer d’honne
- cet Eveque depuis, en luy reprochant par diverses voyes, qu’il n’avoit point osé s’expliquer sur certains
- points, ou ils’estoit engagé de nous dire son sentiment, mais il semble qu’il sera insensible. Le seu
- Eveque de Tina avoit commencé un commerce avec luy, et qui fut continué par mon extremises; pour
- empecher que la France ne s’opposat à se negotiation en cour de Rome.
- Je recommanderay avec soin à Berlin, qu’on ménage et l’écrit et l’affaire, et je representera
- que si elle éclate intempestivement il y aura des oppositions, et qu’il faut s’asseurer premierenent
- des principaux Theologiens. Quand il s’agit d’estre reserve, je pecheray plus tost du costé de l
- exces. Et quand je seray à Berlin, On croira (’excepté tres peu de personnes:) que je n’y suis
- venu que pour faire ma cour pendant quelques semaines, à leur Altesses Electorales.
- si je pouvois avoir un jour l’honneur dinformer V. A. E. des peines que j’ay prises, et des découvertes
- que j’ay faites, qui servent à la gloire et à l’Histoire de la Serenissime Maison, elle jugeroit, qu’on auroit sujet d’estre
- content, quand je nys ferois rien d’avantage. Cependant je pousse tousjours ces recherches, mais j’ay
- besoin d’estre aidé pour arranger mes collections pour faire des copies et des extraits des passages def
- auteurs et des Manuscrits; letemps m’estant trop pretieux pour estre perdu à telles choses. Si je fais
- quelque chose de plus sur des matieres de consequence pendant les heures, que d’autres employent aux diver-
- tissemens ordinaires; ce la ne tourne point au des honneur de la cour ou je suis, et le public en paroist
- satisfait, comme on peut juger par ce que des Auteurs celebres, Anglois François, italiens et. en on dit.
- V. A. E. jugera par là si au lieu de meriterquelque reproche, sur l’employ de mon temps, je ne dois
- mattendre pour bien des raisons, à toute autre chose. Mais je ne veux pas entrer plus avant dans ces raisons
- presentement, remettant le tout aux lumieres, et à l’equité, que V. A. E. fait paroistre en toutes choses,
- et demeurant toute mavie avéc devotion
- Monseigneur de Vostre Altesse Electorale
- Hanover ce 2 janvier 1699
- le tres socismis et ls ficelle selhiteur
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 12, 4, fol. 7v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068373:0014?run=74