Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 19, fol. 401r
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- NV
- seigneu
- Pour achever la recapitulation de
- Ce qui s’est passe auparavant entre nous
- commencée dans ma precedente, v
- ux j’allegu
- j’avcors alleque autrses fois
- o j’allequas qu’il’est seur que les
- peres de Bale ne tenoient pas moins le soncile
- de constance pour Oecumenique, que vous tenés
- pour teb celuy de Trente, et que les protestans ont
- des raisons aussi apparentes pour le moins à alleguer
- contre ce Concile celuyci, que res Bohemiens
- en pouvoient avoir contre celuy la; et qu’ils sont
- dans une ignorance ou erreur (selon vous) aussi
- invincible à cet egard que ces Bohemiens. Comme
- il’est seur aussi que le soncile de Ba le approuva ceque ses deputés
- ce queces peres avoient fait, et estoit encor alors
- dans l’estat ou l’Eglise de France le reconnoist pour
- legitime et universel. En effect le chef de cette
- deputation estoit un prelat François, şavoir
- Jeveque de soutance. J’adjontar que ce
- qui a este fait legitimement se peut et se doit
- faire encor, lorsqueles circomstances le demandent
- suivant cette grande maximeMa
- mise dans ma precedente, que dans une matiere
- aussi importante que celle dont il s’agit
- dapresent, ou il s’agit de procurer le bien
- eternel de tant de millions d’ames, et de faire
- cesser tant de miseres et tant d’effusion de sung
- hacur doit aller au devant de l’autre autant
- que sa conscience le peut permettre, et avancer
- jusqu’aux derviers bords extremes de la condescendance
- Chrestienne. Et quele parti protestant, qui
- embrasse tant de nations, et plusieurs Royaumes,
- et qui est ansi incomparablement plus considerable,
- que cette poignée de gens qui prenoient alors la
- qualité des Estats de Boheme et de Morarie,
- sans avoir aucune puissance legitime à leur teste
- merite aussi par des raisens incomparablement
- plus fortes, qu’on fesse pour luy maintenant
- autant et même plus, s’il le falloit, que cequ’on a
- fait alors.
- Or l’Acte de l’Accord fait voir
- qu’on laissa aux Bohemiens leur opinion
- que la Communion sous les deux especes estoit
- commandée, quoyque le concile de Constance
- eus tesui le congraire, percequ
- A Monsiem
- de Meaux
- eveque
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 19, fol. 401r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068377:0803?run=74