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Leibniz-Handschriften zur Militaria LH 36, fol. 182v

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  1. et on en peut juger quelque chose, par un petit
  2. liure d’un ancien auteur, qui nous en est resté.
  3. Mais en recompense elles estoient de grand
  4. volume, difficiles à manier, et à monter. Car
  5. il falloit beaucoup de temps, ou beaucoup d’hommes
  6. pour les bander; sans parler d’autres avantages
  7. de nos canons.
  8. s
  9. Mais les Machines qui sont animées par
  10. l’air, ont cela d’admirable, que ce qui y fait la force,
  11. L
  12. se trouve par tout, ne pese rien, et se peut manier
  13. comme la peudre. Et cependant c’est une force
  14. egale et uniforme, et parfaitement determinée
  15. qui n’agit pourtant pas à la fois ny de tous costés
  16. mais du costé que l’on veut et par degres; et qu’on
  17. peut regler ainsi et maistriser ausi bien que
  18. les machines des anciens, tellement qu’il n’y ait
  19. queres de jeu ny de recul. De sorte que les
  20. principales raisons qui rendent les coupsdu canon
  21. ou du mortier mal’ asseurés y cessent. Il est
  22. constant aussi qu’on peut tirer à des ditances
  23. e fraordinaires avec le canon même en luy donnant
  24. une elevation approchante de celle de 45 degres
  25. ce qu’on a éprouvé dernierement en Italie,
  26. ou les François tachoient d’incommoder les nostres
  27. par ce moyen, proche de Mantoue, quoyqu’on ne
  28. s’en serve queres ordinairement, parce qu’ainsi le
  29. coup est trop incertain: mais il est visible que la
  30. chose se pourroit practiquer avantageuement avec
  31. des machines qe l’airferoit agir ou le coup seroit
  32. incomparablement plus juste. Et les moyens nouveaux
  33. qu’on a inventes pour mirer plus exactement, et
  34. pour milux juger des distances, y seroient aussi
  35. employes plus utilement qu’avec l’artilerie ordinaire
  36. Tais (dirat - on) la force dela
  37. grand
  38. poudre à canon a un avantage sur toutes
  39. les autres forces usitées: C’est qu’elle est tousjours
  40. toute preste et toute bandée, et qu’on n’a point besoin
  41. de temps ny d’effort pour monter les machines ou elle
  42. est employée. Car il ne faut que les dresser et les
  43. charger. Aulieu que les machinés à la mode des
  44. anciens, et celles que l’air anime, ont besoin de
  45. temps, ou de la force d’hommes, pour estre mises en
  46. estat d’agir. Ce que l’on voit par l’exemple
  47. de l’arquebuse à vent

Cite

Leibniz-Handschriften zur Militaria LH 36, fol. 182v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068529:0368?run=74