Leibniz-Handschriften zur Militaria LH 36, fol. 216r
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.94.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
The machine reads it as
- Experiences faites avec la poudre à canon loes que
- estois à pars decrites par celuy qui y traraillort cez
- Academie Royale des sciences.
- Je fis un jour bousler dela poudre à canoy dans le vuide avec un
- miroir ardent, et je fus bien surpris de voir qu’elle brus loit grain a gram
- sans que le grain qui fiallumoit enflat ceux qui le touchoient. Une autre fois que
- le soleit avoit moins de force je ne pus ou tout alluper la poudre, mais je la fis simplemen
- bouilliret; etter quantité de fuunée. J’auois enfermé une epreue dans le même
- recipient, par le moyen delaquelle je remarque que toutes ces funrées ne faisoient
- point d’air parceque le Mercure ne mouta point dans le tuyau. Je remanquay aussi que
- ces fumées. Je remarquay aussi que ces famees tombant sur le carton, Duj’avois mis
- la pondre y paroissoient jannes de couleur de soufsre j’ostayensoite la poudre qui estoit
- restée comme une nassé noire et l’ayant mise sur des charbons ardens
- je vit qu’elle bruslu comme fait le falpetre, et ainsi il parut que le souptre
- soit presue tout exale. J’ay depuis cela voulu reiterer cette experi
- ence, et j’ad veu que la poudre apres avoir bouilli, fume, et s’estre allumee
- grain à Grain, omme dans la premiere experiente, s’eclate en fin tout à la fors
- quand ou a lu patience d’y tenir le feu avec le verre brulant, et quand les fume
- es sont éclaircies, ou voit des aiguilles de salpetre attachées aux
- parois du recipient Une autre fois je mis le poids de 12 à 15 grains de
- poudre, dans une pondue qui peut tenir, 14 onces d’eau et ayant
- mis le feu je fis fumer et bouillir la pondre comme à l’ordinaire ensoite
- voy ant que les grains commençoient, à petter fort pres à près j’ostay
- le viroir crainte que tout ne allumast, mais il estoit desa trop tard,
- car les groins continuerent à peter plus d’une seconde de tempes et enfiri
- tout s’alluma quoyueq il n’y eust plus rieu pour les echauffer que
- le seu, qu’ils avoient conserve en eux mêmes. Le recipient fut souleve
- a plus d’unpied de taut, sans se casser. Une autrefois je mis le pords
- t
- de 18 grains de poudre avec une epreccue dans un recipient, qui peut
- fenir livres, et je vis que la poudre ent beaucoupplus de peine
- i s’allumer que dansles petits recipiens (e quia tardius aere implentur sine
- quo accensio difficilis.) Enfin pourtant elle s’alluma toute, et elle fit
- monter le Mercure à la hauteur d’un pouce et demy dans l’epreurel, et
- je suis fort asseure que tout cet ain n’estoit pas venu dehors
- er car la partie du recipient fur la quele le couvercle s’applique avoit
- (Si ut spero Mercurius ad eam altitudinem selevatus mansit
- tousjours este enfoncee sous l’eau. Ai pol camelerttionem ab aere liberato, non abimpeta
- cepto proficisci.
- Varce que je viens de dire on peut conclure qu’il y a la cinquieme
- partie d’air dans la poudre à canon, en supposant comme dautres experi
- eam
- ences le fout voir, que l’air est environ 10bo fois plus leger que
- est mouté à la 18 partie de la hauteur
- u
- ar dans cette experience
Cite
Leibniz-Handschriften zur Militaria LH 36, fol. 216r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068529:0437?run=74