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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 2b, fol. 3v

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  1. il sufit, qu’elle se donne une nouvelle penséc semblable à la precedente. Ne la tenons pas se fetroit, acce
  2. dons loi la metamorphase des pensées, mais pour le moins faudra J. il que le pas sage d’une pensée
  3. une autre renferme quelque raison d’afinité. Si je supose, que dans un certain instant l’ame de Ce
  4. sar voit un arbre, qui a des fleurs et des feuilles, je puis concevoir je parle par concession, en ne
  5. voulant pas me prevaloir des raisons, qui nous empechent de comprendre, qu’un esprit créé se prisse
  6. donner des idées à loi meme) que tout aussitot elle souhaite d’en voir un qui n’ait que des feusilles
  7. et puis un, qui n’ait que des fleurs, et qu’ainsi elle se fera successivement plusiers images, qui nai
  8. tront les unes des autres; mais on se scauroit se representer comme possebles les changemens bitac
  9. res du blanc au noir, et du oui au non, nn ces fauts tumullueux de la terre au ciel, qui sont ordinai
  10. res à la penséedle lhomme. On ne scauroit comprendre, que Dieu ait pu mettre dans l’ame de Ce
  11. sar le principe de ce que je m’en vairdire. Il lui arriva sans doute plus d’une fais d’etre piqué d
  12. une épingle pendant qu’il teloit: il falut donc suivant l’hypothese que l’on examine icy, que son
  13. ame se modifial elle même d’un sentiment de douleur immediatement aprés les percextions agre
  14. ables de la douceur du lait qu’elle avoit eues deux ou trois minutes de suite. Par quel ressort ful
  15. elle determinée à interrompre ses plaisers et à se donner tout d’un coup un sentiment de douleur
  16. sans que rien l’eut avertie de se preparer au changement, nn qu’il se fut rien passé de nouveau
  17. des pensées, mais aussi la faculté de suivre toujours un certain ordre de pensées qui correspond aux chan,
  18. gemens continuels de la machine du corps. Cet ordre de pensées est comme la tablature prescrite à
  19. l’animal musicien dont nous parlions cides sus. Ne faudroit il pas que l’ame pour changer à chaque
  20. moment ses percextions ou ses modifications selon celle tablature de pensées connt la suite des notes
  21. et y songeat actuellement? Or l’experience nous montre, qu’elle n’en scait rien: Ne faudruit il pas
  22. pour le moins, qu’au de faut de celle science il y ent en elle une soite d’instrumens particuliers,
  23. qui sussent chacun une cause necessaire d’une telle où telle penséc? ne faudroit il pas les siduer de
  24. telle façon, que precisement l’un operat apres l’autre selon la correspondance préétablie entre
  25. les changemens de la muchine du corps et les pensées delamc. Or il est bien certain, qu’une
  26. substance immaterielle, simple et indivisible ne peul paint etre composée de cette mullitude
  27. innombrable d’instrumens particuliers plucet l’un devant l’autre selon l’ordre de la tablature
  28. en question. Il n’est donc pas possible que l’ame humaine execule cette loi.
  29. Mr. Leibniz supose ( Supra p. 337.) qu’elle ne conoit pas distinctement ses perceptions à venix
  30. mais qu’elle les sent confusement, et qu’il y a en chaque substance des traces de tout ce qui loi est ar-
  31. river (c’est ce quon ne pent concevoir dans une substance indivisibile, simple imaterielle) et loi arrivera:
  32. mais cette multitude infinie de perceplions nous empeche de les distinguer ... .. L’ etat presant (ibid. p. 339)
  33. de chaque substance est une suite naturelle de son etat precedent . . . L’ame toutesimple qu’elle est
  34. dans sa substance. S: vous parcourex la vie de ce premier Empereur Romain, vous trouverez à chaque a toujours un sentiment ) ibid. p. 340. ) compasé de plusiers perceptions à la fois, ce qui opere autant pour
  35. pas la maliere d’une abjection encor plus forte que celle ci.
  36. natre but, que si elle etoit composée de piece comme une macbine: car chaque perception precedente a de
  37. VII. On comprendrait quelque chose la dedans, si l’on supo soit que l’ame de l’homme n’est pas un linftuence sur les suivantes, conformement à une loi d’ordre, qui est dans les perceptions comme dans
  38. ospitmais plutot une legion d’eserits, dont chacun à ses fonctions qui commeucent et finirsent pre les mouvemens . . . . Je n’ay pas beaucous de choses à repliquer à cela, je dis seulement, que celle
  39. cisément comme le demandent les chaugemens qui se font au corps humain. En con sequence de cela suposition quand elle sera bien developpée, est le vrai moien de resoudre toutes les dificulte z. MrLeib-
  40. il faudroit dirc, que quelque chose d’aualogue à un grand attirail de roues et de ressorts, ou de mali nit par la pen etration de sen grand genie a tres hien compris toute l’etendue et tonte la force del
  41. eres qui se fermentent, diseosé selon les vicissitudes de notre machine, reveille où exdort pour un tel obiection et oû doct etre la source du remede du principal inconvenient. Je suis persua de, qu’il aplanira
  42. et tel tems l’action de chacun de ces esprits; mais alors l’ame de l’homme ne servit plus une sub- ce qui pourroit etre de plus scabreux dans son systeme et qu’il nous aprendra d’excellentes choses sur
  43. stance, ce seroit un ens per aggregalionem, un amas et un monceau de substanees, tont comme les la nature des esprits Personne ne peut voiager plus ulilement m plus surement, que lui dans le men,
  44. etres maheriels: nous cherchons ici un etre unique, qui forme tantot la joye, tantet la douleur nous de intelligible: j’espere, que ses beaux eclaircirsemens feront disparoitre tautes les impoesibilitez,
  45. ne cherchons pas plusiers etres dont l’un produise l’esperance, l’autre le desespoir, ete.
  46. qui se mantrent jusqu’eu à mon imagination et qu’il resoudra solidement mes dificultez, et meme cel,
  47. Les observations que l’on vient de lire, ne sont que le developement de celles, que Mri Leibuit les de Dam Fr. Lami ( dans le 2. traité dela conoiss. de soimeme p. 225. jusqu’à 243. edit. Paris. 1199.)
  48. m’a fait l’honneur d’examiner. Je vais faire quelques reflexions sur ses reponses.
  49. C’est dans celle esperance, que j’ay pu dire sans complimet, que son systeme doit etre consideré comme
  50. VIII. Il dit, que la loi du changement de la substance de l’animal le porte de la joye à la douleur une conquete d’importance.
  51. desse
  52. dans le moment qu’il se fait une solulian de continu dans son corps parce que la loi de la substance indi Il ne se fera pas une afaire de ce qu’au lieu que dans la supolition Cartesiens il n’y a qu’une seule
  53. visible de cet animal, est de representer ce qui se fait dans son corps dela maniere, que nous l’expe loi generale pour l’union de tous les esprits aux corps, il veut que Dieu donne à chaque esprit une lai particu
  54. rimentons, et meme de representer en quelque fason et par rapport à ce corps, tout ce qui se fait liere, d’oû il semble resuller, que la constitution primitive de chaque esprit est diferente de toute autre speci.
  55. dans le monde. Ces paroles sont une tres bone explication des fandemens dece systeme; elles en fiquement. ) I n’y a jamais deux hommes, qui aient les memes pensées, un mois de foite, ou meme
  56. sont pour ainsi dire le denouement et la clef; mais en meme tems elles sant le paint de vue des objecti–
  57. pendant deux minutes; il faut donc que le principe de penser ait dans chacun une regle et une nature
  58. cret de Dieu, et montre en quoy ce systeme convient avec celui des causes occasionelles: Ces deux Particuliere.) Les Thomistes ne disent ils pas, que dans la nature angelique il y a autant d’especes
  59. ons de ceux qui trouvel impossible celle nouvelle hypothese. La loi, dant on nous parle, supose un de
  60. systemes se reciniosent en ce point ci, qu’il y a des loix selon lesquelles l’ame de l’homme doil repre. que d’sividus?
  61. senter ce qui se fait dans le corps de l’homme, dela maniere que nous l’experimentons: ils se desunisset
  62. dans la maniere de l’excculion de ces loix. Les Cartesiens pretendent, que Dieu en est l’execu-
  63. teur, Mr. Lcibniz vent, que l’ame fe les exceute elle meme: C’est ce qui me paroit impassible, l’a
  64. me n’aiant pas les instrumens, qu’il faudroit qu’elle eut pour une semblable execution: or quelque
  65. infinie que soit la science et prissance de Dieu, il ne scauroit faire par une machine destituée d’u-
  66. ne certaine piece, ce qui demande le concours de celle piece: il faudrait, qu’il supleat ce defant, et
  67. en ce cas la ce scrait lui, et non la machine qui prodvirait cet effet. Montrons que l’ame n’a
  68. point les instrumens necessaires pour l’exeeution de la loi divine, dont on nous parle, et servons nous
  69. de comparaisan.
  70. Figurons nous à plaisirun animal créé de Dieu et destiné à chanter incessament: il chante
  71. ra toujours, cele est indubitable; mais si Dieu lui destine une certaine tablalure, il faut, ou qu’il la
  72. Qui melle devant les yeux, oû qu’il la lui imprime dans la memoire, ou qu’il lui donne un arran.
  73. gement de muscles, qui fasse selon les loix dela mecanique, qu’un tel ton suive tonjours celui la
  74. precisément selon l’ordre dela tablature. On ne concoit pas, que sans eela cet animal soit jamais
  75. capable de se conformer à toute la suite de notes, que Dieu a marquée. Apliquans à l’ame un parcil
  76. planc. Int aibuit vent quiade ait recu non sculement la fculle de se donneo incessamment des

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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 2b, fol. 3v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068557:0030?run=74