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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 9r

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  1. meures
  2. penséer. Mais je réctonne que clepuis ses sectateurs netesont pas
  3. appereus de cette faute: et pay peur qu’ils ne commencent peu a peu
  4. quelqui
  5. d’imiter Les peripatetitiens, dlont il se mocquent, et qu’ils ne s’accoustu
  6. ment comme eux dle consulter plustost les lirres de leur maistre que
  7. la raison et la nature.
  8. Cette consideration de la force dlistinguée de la quantité de mouve
  9. ment est assez importante non seulement en physiqu et en mechanique
  10. pour trouver les veritables loix de la natute et regles du mouvement
  11. et pour corriger même plusieurs erreurs de practiq, qui se sont glissés
  12. dans les écrits dle quelques habiles Mathematiens. si on n’y con
  13. sicere que ce qu’il comprond precisement et formellement c’est a
  14. dire un changement ele place, mais encor dans la metaphysique
  15. pour mieux entenclre les principes, car le mouvement n’est pas une
  16. chote entierement reelle, et quand plusieurs corps changent desitu
  17. à direun change ation entre eux, y il n’est pas pessible dle determiner par la seule
  18. consideration de ces changemens à qui entre eux le mouvement ou
  19. le repos cloit estre attribué, comme je pourrois faire voir geometri,
  20. quement, si je m’y voulois arrester maintenant. Mais la force ou
  21. caute prochaine de ces changemens est quelque chore de plus reel et
  22. il y a assez de fondement pour l’actribuer à un corps plus qu’a lautre
  23. aussi n’est ce que par la qu’on peut connoistre à qui le mouvement
  24. appartient d’abantage. Oi cette force est quelque chose de different de la
  25. grandeur de la figure et du mouvement, et on peut juger par la que
  26. tout ce qui est concû dans les, corps ne consiste pas uniquement
  27. s et dans ses modifilations,
  28. dans l’étendué comme nos modernes ses persuvelent. Ainsi nous
  29. sommes encor obligés de retablir quelques estres ou formes, qu’ils ont
  30. bannies. Et il paroist de plus en plus, quoyque tous les phenomenes
  31. particuliers de la nature se puissent expliquer mathematiquement
  32. ou mechaniquement par ceux qui les entendent, que neantmoins
  33. les principes generaux de la nature corporelle et de la mechanique
  34. même sont plustost metaphysiques que Geometriques, et appartiennen
  35. plustort à quelques formes ou natures indirisibles comme éaures des
  36. apparences qu’à la masse corporelle ou étendue. Reflexion qui est
  37. capable de reconcilier la philosophie mechanique des modernes
  38. avec la circomspection de quelques personnes intelligentes et bien
  39. intentionnées qui craignent avec quelqe raison qu’on ne s’eloigne
  40. trop des estres immateriels du prejuclice de la pieté.
  41. mauvaise part, je n’accuse par
  42. pretendent de
  43. nos nouveaux philos ophes, qui veen bannir les cautes finales dle la
  44. physique, mais je suis neantmoins obligé d’auouer que les suites de ce
  45. =si on n’y considere
  46. que ce qu’il compren
  47. precisement et
  48. formellement, ces
  49. ment de place

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 9r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0017?run=74