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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 16v

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  1. qu’elles font et par consequent ne pouvant faire des reflexions elles
  2. necessaires et cuniverselles
  3. ne scauroient decouurir des verités.C’est aussi faute de reflerion
  4. sur elles mêmes qu’elles n’ont point de qualité morule
  5. tiq n ne quellox nt mees
  6. d’ou rient, que passant par mille transfor
  7. mations à peupres, comme nous voyons qu’une chenille se change
  8. comme
  9. en papillon, c’est autant pour la morale ou practique si on disoit
  10. qu’elles perissent et on le peut mêmes dire physiquement, comme nous
  11. disons que les corps perissent par leur corruption. Mais l’ame
  12. intelligente connoissant ce qu’elle est, et pouvant clire ce Mor qui
  13. dit beaucoup ne demeure pas seulement et subsiste Metaphysique
  14. ment, bien plus que les autres, mais elle elemeure encor la mêmé
  15. moralement et fait le même personnage. car cest le souvenir
  16. ou la connoissance de ce mois, qui la rend capable de chastiment
  17. et de recompente. Aussi l’immortalité qu’on demande dans la mona
  18. le et dans la religion ne consiste pas dans cette subsistance
  19. perpetuelle toute seule qui convient à toutes les substances, eur
  20. sans le souvenir de ce qu’on a esté, elle n’auroit rien de
  21. souhaittable. Supposons que quelque particulier doive devenir tout
  22. d’un coup Ros de la Chine mais à condition d’oublier ce qu’il
  23. a este, comme s’il venoit de naistre tout de nouveau n’est ce pas:
  24. autant dans la practique, ou quant aux effects dont on se peut
  25. appercevoir, que s’il devoit estre aneanti, et qu’un Roy de la Chirie
  26. devoit estre crée dans le même instant à sa place. Ce que ce
  27. particulier n’a aucune reûson de souhaitter
  28. Mais pour faire juger par des raisons naturelles, que Dieu con
  29. servera tousjours non seulement nostre substance mais encor nostre
  30. nostre personne, c’est a clire le souvenir et la connoissance de ce que
  31. nous sommes (quoyqe la connoissance distincte en toit quelques fois
  32. suspendue dans le sommeil et dans les defuillances) il faut joindr
  33. la Morale à la Metaphysique; c’est à clire il ne faut pas seulement
  34. considerer Dieu comme le principse et la cause de toutes les substan
  35. ces et de tous les estres, mais encor comme ches de toutes les person
  36. nes ou substances intelligentes, et comme Monarque absolu de la
  37. elle qu
  38. plus parfaite cité ou Republique, qui est celle de l’univers com
  39. posée de tous les esprits entemble, luy même estant aussi bien
  40. le plus accompli de tous les esprits, qu’il est de plus grand de tous
  41. les estres: Car arseurement les esprits sont ou les seules substiin
  42. ces quise
  43. les plus par saites.

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 16v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0032?run=74