Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 7, fol. 1r
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- Memoire pour des Personnes eclairees
- et de benne intention
- Il est rare de trouver des personnes
- x a qui ce Memoire soit propre
- il y en a pourtant, quelqu’et peut estre
- plus qu’on ne pensé; et c’est pour eux, que
- je l’ay dressé
- (2) La plus part des maux des hommes
- enclor en (2) je trouue qu’encor les hommes
- éclaires et bien intentionnes se laissent emporter le plus souvent
- par le torrent de la corruption generale et ne
- pensent pas avec assez de force, dlux moyens
- de s’ent en tirer et de faire du bien. ils
- C’est faute d’Attention et d’Applica
- (3) deux choses en sont cause le defaut
- de l’attention on de l’application dans chacun
- en parbiculier, et le defaut de l’intelligence
- ou communication entre eux. On est t diverti par les soins ordinaires de la vie, et
- rent
- ren rependum
- representer co
- lors même qu’on a laassez
- est fest onmonicationiit, de force ou asez d’application
- eMecudire
- pour rumedier à ces deux defantsSi Dieu
- y donne sa benediction, j’espere d’envoirencor
- d’y contribuer quelque chere
- pourveu que j’ayele donheur
- Je soutiens dons que les hommes pourroient
- estre incomparablement plus heureux qu’ils
- ne sont, et qu’ils pourroient faire en peu
- de temps des grands progrés pour augmenter
- leur bonheur, s’ils vouloient sy prendre
- comme comme il faut Nous avous en
- main des moyens excellens que nous regligeons,
- en faisant tonse aut
- il n’y a rien der si aptre aise
- (6) Cependant il ne faut que vouloir
- Et cette sembence Et ce qu’on dit communement:
- in magnis et dlonte voluisse tat est, est encor
- autrement veritable, qu’on ne l’entend vulgairement
- car i la bonne volonté siucere et ardente
- suffit non seulement pour estre sat s’acquiter
- os mais pour vi reussit effectivement
- Mais pour cela fat que cette volonte se
- trouve dans plusieurs qui soyent d’intelligence estre
- Rieu n’est plus fort que la societe.
- ) Nous avons en main
- (7) Il est vray qu’on parle assez souvent
- de vos desants de nos maux, et des moyens
- qude nos maux, et de ou manquemens, et des
- moyens qu’il faudroit pour y remedier. Mais c’est
- ce n’est ordinairement par maniere de discours
- et comme par divertissement ou par coustume, et
- sans la moindre intention de prendre des mesures
- pour y remedier. Et c’est pourtant ce qui deuuroit
- que de contribuer aux biens solides des
- estre l’asset de tous nos soins pour ne point pentre
- quoyq’on n’ait pas
- tous jours l’occasion
- de les connoistre
- d’esprit, pour voir ce qu’il faudroit
- faire, ou ne trouveque rarement
- nairement qu’à la bagatelle
- et il est tellement hors, d’usage
- de so de pouser au solide, que cela
- passe presque pour ridicule
- Cependant il ne faut que
- vouloir. volui se sat
- est, ut magna gerantur
- Nous avous en main des
- moyens excellens pour
- faire en dixans plus
- qu’on neferoit sans cela
- en plusieurs siecles;
- si nous nous appliquions
- à les faire valoir
- et ne faissons pas
- foute autre chose qu’il
- nt faut ce que
- que cae qui qu’il faut
- et sans attendre les princes,
- la parx Generale, ou l’assistance
- des princes et Estats
- les particuliers ont deja le
- len parte de le faire
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 7, fol. 1r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068596:0001?run=74