Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 7B, 1, fol. 8r
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.94.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 7v); this page is its right half.
The machine reads it as
- On en peut faire en matiere de commerre
- des monnoyes, et sur quantité d’autres sujets, qu
- squi gardent l’exactitude.
- mathematique. On peut mêmes avancer
- hardiment un paradoxe plaisant, mais veritable
- qu’l il n’y a point d’auteurs dont la maniere d’écrire
- ste aressemble d’avantage au stile
- neie
- à luy des Geometres, que celuy des jurisconsultes Romains
- dont les fragmens se trouvent dans les pandectes.
- Apres qu’on leur a accordé certaines suppositions
- qui sont fondées sur quelque loy ou surquelque
- coustume, ou u bien sur quelque regle establie
- parmys eux ils sont admirables en consequences et en appliations
- et ils raisounent avec une netteté si simple, et
- avec une subtilité si exacte, qu’ils fout houte
- aux philosophes, dans les matieres, mêmes, les plus
- philosophiques, qu’ils tout souvent obeigés de traiter.
- qu’oy ne s’ex cuse dons plus en
- philosophie sous preterte de l’impossibilité de garder
- n
- cette exelitude qui se demande. Lors qu’il ne
- s’agit que de probabilités on peut tousjours determiner
- ce qui est le plus vraisemblable
- il est vray que
- ex datisi quoycette, partie de la Logique utile
- ne se trouve encor nulle part. Ainsi lors qu’on
- n’a pas assez de conditions données pour demonstrer
- la certitude, il obiec’est à dire
- quand la matiere n’est que nestant que probible
- ou peut tousjours donner des demonstrations touchant
- aumi
- la probabilité fonee dans la nature des choses. Car
- je ne parle pas icy de cette probabilité des Casuistes,
- qui est fondée sur le nombre et sur la reputation
- les docteurs, mais de celle qui se tire de la
- nature des choses à proportion de ce qu’on en connoist.
- et qu’on peut appeller la
- vraisemblance. Elle se donne au rabais des
- suppositions mais pour en juger il faut que les
- suppositions mêmes recoivent quelque estimai, et se
- reducisent à quelque homogeneité de comparaison.
- une
- ce qu’il seroit trop long d’expliquer icy
- Apu e precepte que je
- viens de douver, et d’expliquer s’il estoit
- observé exactement suffiroit tout secal et en
- ave
- meut
- le practiquant on decouvriroit tout le restesans
- un aitb avoir besoin d’autres conseils. Mais
- comme l’esprit humain a dela peine à se gener
- louy temps, dans un travai de longue haleine, on ne
- urag
- trouvera pas aisément un homme capable d’achever
- rac
- tout d’un trait un cours des phil sciences
- no
- indestendantes de l’imagination tel que je viens de
- décrire. Quoyque je ne des espere de rien, quand je
- considere le travail, la penetration et le loisir d’un
- suarez ou de quelque autre de ce caractere Mais comme
- il est rare que toutes les circomstances se trouvent jointes
- a ces teles et granes veres de la ventate metande
- + et on en a veu
- mais elle seroit d’un merveilleux
- usage dans la practique, lors qu’il
- s’agit des presumtions, des indices
- et des conjecturés, pour est
- connoistre les degres dela proba
- bilité, quand il y a quantite
- de raisons apparentes de part
- et d’autre dans quelque delibera
- tion d’importance
- qu’il faut tousjours cherche
- ier
- de les exprimer distinctengent
- des raisons, avec toute l’exactitude
- possible
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 7B, 1, fol. 8r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068645:0015?run=74