Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6A, fol. 1v
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- indignation de nos espagnols, si souvent maltraités par les violences, et abuses
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- par les promesses des François. l’estoit la Cour de France principalement qui faisoit
- le partage pour en profiter. Et cependant on fut asses duppe et avergle à Madrit
- a fic
- pour se jeter entre les bras du Roy de France, pour eviter un mal dont il étoit l’auteur.
- C’estoit se rendre à la merci de son plus grand enaemi, et abandonner en même temps le veilleu
- ami de la nation, l’Empereur Leppold, ei gloricuse mêmoire, qui ita melleur
- atibe, qui rejettoit ae fatal traité de partage, et dont la bonne foy a eté mal reconnus
- On punissoit ce luy qu’on de voit recompenser, et on recompensoit celuy qu’on devoit pulnir;
- et cettee recompense étoit toute la Monarchie,. La seule raison apparente, dont on
- se pouvoit servir pour excuser une conduite si étrange, ne nous faisoit point d’honneur: elle
- marquoit un abandon des interets les plus essentiels, et un relachement venu d’une espece
- de desespoir de se maintenir contre la France. C’étoit une hontense foiblesse, indigne
- d’un coeur Espagnol, mais elle prevalut aupres de ceux qui étoient en autorité. Ils croyoient
- deformais la France irresistible, ou plustot ils le faisoient croire, pour couvrir leur mollesse
- pour gouverner en repos, et pour satisfaire à leur ambition, et peut étre aussi à leur avarici
- aux depens de la patrie, dont le salut étoit trahi. Ils eurent l’adresse de tromper bien de
- gens, maisus n’eurent jamais la hardiesse en ce temps la, d’appeller les Etats ou Cortes,
- et de laisser consulter dans les formes les suges de la Nation. Leur grand pretexte étoit, qu’il
- hot
- falloit eviter le partage de la Monarchie, et que le perlage duo ptrince François en étoit
- ’unique moyen. Mais outre que c’étoit une chose extravagante, de perdre le tout pour
- sauver des parties, c’etoit poser un fondement tres faux que l’evenement a refuté,
- savoir que ce choix feroit eviter le partage. Car c’est justement ce choix, s’il subsiste
- qui le rend inevitable. Et maintenant il est visible, que l’unique moyen d’eviter le grand
- démembrement de la Monarchie, est de revoquer bien tât le même choix. L’Empereur
- outre ce qu’il a en Espagne, posse de le toga en Italie le Royaume de Naples et le duché
- de Milan; les François ont eté chassés de la meilleure partie des paysbas. Et le Roy de France
- ne consent pas seulement, que tous ces pays soyent demembres déla Couronne d’Espagne
- mais il en offre même que la cession de la part de son petit fils. Voicy la lettre qu’il écrivit
- au Pape, il y a pres de sixans, et elle doit ouvrir les yeux à tous les vrais Es pagnals.
- TRES SANT PERE
- Les soins que Votre sainteté continue de se donner,
- pour procurer la paix à lEurope, nous sont tous sent tousjours egulement agreables. Nous
- n’avons rien plus à coeur que de seconder ses instances, et Nous voulons bien encor aller
- n audevent de tout ce qui pourroit les rendre fructueuses. Comme il n’a pas teny à Nous
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- que la guerre n’ait pas été commencée, aussi recherch continuerons nous à rechercher les
- oceasions pour la finis par les voyes les plus promtes et les plus faciles. Votre Beatitude
- na eté informée que nous avons déja fait plusieurs fois des avances pour parvenir à
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- un but si salutaire. il faut attribuer au malheur du temps que des Princes (atholiques
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- frappes de la crainte de déplaire à leur Alliés, refusent encor d’ecouter les saintes exhortations
- du Vicaire de iesus Christ. Lors que nous remismes à l’Arbitrage de Votre sainteté, de
- n regler les droits de Empereur par une compensation sur quelques Etats de la Monarchie
- nd Espagne; les Ministres de Votre Beatitude turent charges d’en faire la proposition a ce prince:
- Mais avec quelle hauteur ne l’at- il pas rejettée; ayant dit des choses exorbitantes, et de mande avecfierte,
- le rappel de notre petit fils. Qui auroit cru, TR2S SNT PERE, qu’il feroit une reponse si
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