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Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6A, fol. 1v

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  1. 3)
  2. indignation de nos espagnols, si souvent maltraités par les violences, et abuses
  3. 31
  4. par les promesses des François. l’estoit la Cour de France principalement qui faisoit
  5. le partage pour en profiter. Et cependant on fut asses duppe et avergle à Madrit
  6. a fic
  7. pour se jeter entre les bras du Roy de France, pour eviter un mal dont il étoit l’auteur.
  8. C’estoit se rendre à la merci de son plus grand enaemi, et abandonner en même temps le veilleu
  9. ami de la nation, l’Empereur Leppold, ei gloricuse mêmoire, qui ita melleur
  10. atibe, qui rejettoit ae fatal traité de partage, et dont la bonne foy a eté mal reconnus
  11. On punissoit ce luy qu’on de voit recompenser, et on recompensoit celuy qu’on devoit pulnir;
  12. et cettee recompense étoit toute la Monarchie,. La seule raison apparente, dont on
  13. se pouvoit servir pour excuser une conduite si étrange, ne nous faisoit point d’honneur: elle
  14. marquoit un abandon des interets les plus essentiels, et un relachement venu d’une espece
  15. de desespoir de se maintenir contre la France. C’étoit une hontense foiblesse, indigne
  16. d’un coeur Espagnol, mais elle prevalut aupres de ceux qui étoient en autorité. Ils croyoient
  17. deformais la France irresistible, ou plustot ils le faisoient croire, pour couvrir leur mollesse
  18. pour gouverner en repos, et pour satisfaire à leur ambition, et peut étre aussi à leur avarici
  19. aux depens de la patrie, dont le salut étoit trahi. Ils eurent l’adresse de tromper bien de
  20. gens, maisus n’eurent jamais la hardiesse en ce temps la, d’appeller les Etats ou Cortes,
  21. et de laisser consulter dans les formes les suges de la Nation. Leur grand pretexte étoit, qu’il
  22. hot
  23. falloit eviter le partage de la Monarchie, et que le perlage duo ptrince François en étoit
  24. ’unique moyen. Mais outre que c’étoit une chose extravagante, de perdre le tout pour
  25. sauver des parties, c’etoit poser un fondement tres faux que l’evenement a refuté,
  26. savoir que ce choix feroit eviter le partage. Car c’est justement ce choix, s’il subsiste
  27. qui le rend inevitable. Et maintenant il est visible, que l’unique moyen d’eviter le grand
  28. démembrement de la Monarchie, est de revoquer bien tât le même choix. L’Empereur
  29. outre ce qu’il a en Espagne, posse de le toga en Italie le Royaume de Naples et le duché
  30. de Milan; les François ont eté chassés de la meilleure partie des paysbas. Et le Roy de France
  31. ne consent pas seulement, que tous ces pays soyent demembres déla Couronne d’Espagne
  32. mais il en offre même que la cession de la part de son petit fils. Voicy la lettre qu’il écrivit
  33. au Pape, il y a pres de sixans, et elle doit ouvrir les yeux à tous les vrais Es pagnals.
  34. TRES SANT PERE
  35. Les soins que Votre sainteté continue de se donner,
  36. pour procurer la paix à lEurope, nous sont tous sent tousjours egulement agreables. Nous
  37. n’avons rien plus à coeur que de seconder ses instances, et Nous voulons bien encor aller
  38. n audevent de tout ce qui pourroit les rendre fructueuses. Comme il n’a pas teny à Nous
  39. 31
  40. que la guerre n’ait pas été commencée, aussi recherch continuerons nous à rechercher les
  41. oceasions pour la finis par les voyes les plus promtes et les plus faciles. Votre Beatitude
  42. na eté informée que nous avons déja fait plusieurs fois des avances pour parvenir à
  43. 31
  44. un but si salutaire. il faut attribuer au malheur du temps que des Princes (atholiques
  45. 3
  46. frappes de la crainte de déplaire à leur Alliés, refusent encor d’ecouter les saintes exhortations
  47. du Vicaire de iesus Christ. Lors que nous remismes à l’Arbitrage de Votre sainteté, de
  48. n regler les droits de Empereur par une compensation sur quelques Etats de la Monarchie
  49. nd Espagne; les Ministres de Votre Beatitude turent charges d’en faire la proposition a ce prince:
  50. Mais avec quelle hauteur ne l’at- il pas rejettée; ayant dit des choses exorbitantes, et de mande avecfierte,
  51. le rappel de notre petit fils. Qui auroit cru, TR2S SNT PERE, qu’il feroit une reponse si

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