Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6B, fol. 176r
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- deux branches separées, comne sont maintenant celles de Bourbon. Mais il
- ne veut point voir qu’il n’importe gueres si ce sont deux branches et deux
- Princes, quand ces deux Princes sont unis par le sang, par l’interest, et par
- la situation des pays: et qu’il inporte encore peu que ce soit un Prince
- qui possede deux grands états, qeand ces etats sont si éloignés l’un de l
- autre, qu’il ne les peut obtenir et conserver ensemble que par l’assistence
- d’autray. Ce qui seroit le cas de l’Cnpereur, s il possedoit ensemble l’en,
- pire et l’espagne: au lieu qu’il y a une union reelle et fornidable entre
- les Monarchies d’espagne et de France, jointes dans la mene maison
- conne nous l’avons éprouvée maintenant, et l’éprouverons encore bien
- d’avantage; parce qu’eles sont contiques de plein pied, à portée et en
- état de s’entraider pour opprimer les autres, quand ils seront tant soit
- peu desenis; sur tont quand les Boerbors auront pris racine en Espagne
- et aux Jndes.
- A.) Notre auteur fait grand bruit de ce que Philippe chassé deux fois de
- Madrit y est revene; et l’attribue à l’amoir des perples. Mais un honme
- qui parleroit plus juste, l’attribueroit aux forces de la France qui étoient
- à portée de le souterir, ce qui manquoit au Roy legitine. Les espagnols
- seroient supides si apres tout ce qui s’est passé contre les pronesses,
- qu’on leur a faites de maintenir la Monarchie en son entier, et d’en con-
- server les loix et les prerogatives, ils ainoient la donination des Boirbons
- qui les font perdre tout ce que la Monarchie posse doit en ecrope Rors
- de l’espagne, et les nellent mêne dans les chaires de leursenrenis. Soutes
- les raisons, qui ont fait appeler le due d’Anjor par le Miristere de Madrit,
- cessent entierenent, et se sont tournées contre ce Prince.
- L’Anteur se sert encore d’une conparaison fort nouvelle et fort ingeniense
- L’Angleterre est le cat, et la Holande est le Singe qui s’est servi de la
- patte du chat pour tirer les narrons de fer. Mais l’Angleterre en auroit
- encore plus profité que les Rolandois, si ele avoit continué la guerre
- avec vigueur. Par ele auroit eu une bonne partie de connerce et nene
- : si elle avoit voule:) du territoire de l’Anerique et qui est oe qui auroit
- voula ou osé lei refuser tout ce grand pays encore sans maitre, dont la
- France veut maintenant faire sa Locisiane sans parter des ports que
- l’Angleterre
- ds.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6B, fol. 176r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068772:0355?run=74