Leibniz-Handschriften zur Politik und Volkswirtschaft LH 34, fol. 16v
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- Sopres cey on pourra mieux entenere ce que c’est que liber
- les territoriale; mais il fauclra pourtant consiclerer encor, que
- le territoire ou Seigneur, qui peut usurper cette liberté s’il veut
- n’est pas incontitrent libre. Car je parle de ce qui se practiqu
- ordinairement à son égard et de ses semblables par exemple le
- maistre d’un chasteau, s’il veut, faire quelque folie pourra refu
- ser l’obeissance au Prince et attendre qu’on l’asflege. Mais
- comme il sera sans doute forcé bientost, cela ne se practique
- point. Ce seroit une autre affaire, si c’estoit quelque ville du
- pays considerable qui refute l’obeissance, ou il faille une armée
- pour s’en rendre maistre ou pour le demeurer, car alors les voisins
- s’en pouvant mêler, et l’evenement estant assés elouteux, on peut clire
- que ce pays s’il refuse simplement dl’obeit est deja clans une usur
- pation ou exercice de liberté, avant qu’on vienne aux extremités
- car on y pensera arant que de l’attaquer. Mais un simple
- chasteau ou petit pays n’exterce la libenté que lors qu’il
- resiste actuellement au premier essay de la force. C’est encor
- une autre affaire à l’égard du Seigneur dl’un simple
- chasteau ou petit pays, mais qui est en opinion publique
- de liberte. Can en ces matieres le plus souvent l’oprnion
- vaut autant que la force et un voisin, bien que plus puissant
- n’entre prendra pas aisement de le forcer et dle faire une cho
- se, qui sera blamée generalement et au lieu qu’un sujet qui
- aura peut estre un chasteau bien plus fort ne resisteroit point
- et flechiroit d’abord celuycy resistera bien plus harcliment
- se fiant dans l’opinion de la bonte de sa cause, et elans l’ap,
- probation commune et scachant qu’on ne le pourra pas punir
- et qu’on aura quelques égards dle bieneseance pour luy, lors
- même qu’on l’aura recluit par la force. Il faut consideret
- aussi que tout cela s’entend du Cours ordinaire eles affaires
- car en temps de querre souvent la condition d’un pays
- libre ese recluite à celle d’un pays sujet, mais cela ne luy fait
- point de prejudice ason eltoit, par la definition même de
- la liberte posée cyclessus.
- se plus il faut consiclerer qu’il ne suffit pas pour estre libre.
- dsne porvoir
- eit fent anni qu’on soit estat. autre chose est dertre
- force ou obligé que par les armes: autrement un pais rebelle seroit
Cite
Leibniz-Handschriften zur Politik und Volkswirtschaft LH 34, fol. 16v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068823:0032?run=74