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Leibniz-Handschriften zur Politik und Volkswirtschaft LH 34, fol. 17r

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  1. libre. Mais il faut avoir le droit d’estre en cet estat. Car
  2. autre chose est d’estre libre, autre chose est, estre en possession
  3. de liberte soit qu’on soit possesseur ou simple usurpateur
  4. Une ville sujette à un Prince obtient des privileges
  5. elle devient puissante peu à peu, enfin elle refure d’obeir et
  6. elle se maintient dans cet ettat assez long temps, comme nous
  7. avons veu que Bronsouc a fait. Cependant elle n’obtient pas
  8. pour cela la liberté, que lors queelle obtient une sentennce qui
  9. à sa pleine vigueur, ou que le Prince même la reconnoist
  10. libre par un tlaite ou autre acte. Comme le Roy el’Espagne
  11. a déclaré les provinces unies libres. Car auparavant leur liberte
  12. estoit au moins lifigieuse simêmes elle eoit veritable.
  13. J’ay este obligé de faire ces remarques e fin qu’on neme reproche
  14. point de donner tout au fait et rien au droit, comme on me la
  15. deja reproche dans quelques Academies faute de m’entendre
  16. La liberte dont il s’agit est un droit dle se maintenir par
  17. la voye de fait, et de celuy qui est libre, le dlemeure quoy qu’il
  18. meme
  19. soit vassal d’unautre et quoyqu’il soit sous sa jurisdiction ou
  20. obeissance. Comme les Princes sont sous celle de l’Empereur ou
  21. du Sape, pour neu qu’on n’aye pas le droit de les troubler
  22. etiez eux autrement que par use querre, qui est le seul moyen
  23. de redluire un souverain à la raison: et par consequent
  24. les hommages et les obligations de quelque nature qu’elles
  25. puissent estre ne dlegradent point un souverain tandis qu’il
  26. retient le clroit ordinaire d’estre le maistre chez luy, de gar
  27. der ses places luy même dle lever des trouppes et de faire
  28. des alliances. Cette doctrine fonclée dans le droit establi
  29. par une practique receue en Europe a un peu scandalise
  30. out
  31. ceux qui n’avoient veu qu’Aristote et peutestre Grotiuesau
  32. plus, mais je ne doute point que ceux qui connoissent les
  33. veritables elroits des souverains ne sogent dlans mon party-
  34. aussi bien que ces auteurs l’auroient esté s’ils avoient fait
  35. reflexion nos afsaires.

Cite

Leibniz-Handschriften zur Politik und Volkswirtschaft LH 34, fol. 17r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068823:0033?run=74