Search the Nachlass

Leibniz-Handschriften zur Politik und Volkswirtschaft LH 34, fol. 204r

Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.98.

Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text

The machine reads it as

  1. Quand j’estois à Paris durant la dermiere guerre, je me
  2. de basse Bretagne
  3. trouvay en compagnie de quelques personnes de la premiere
  4. qualité, ou j’ouys dire, que la paix estoit necessaire à toute la france
  5. mais sur tout à leur province, qui dans la suite de la querre
  6. pourroit faire une perte irreparable. le fus curieux de sçavoir
  7. ce que ce pourroit estre, et j’appris qu’une grande partie des habitaz
  8. de leur pnse pays et du voisinage, ne subsistoit que des manu-
  9. factures de lin, et du commerce qui en resultoit. Que
  10. pays
  11. plusieurs millions de livres estoient attirées par là des, étrangers
  12. particulierement des Espagnols, des Portugais et des Hollandois, qui
  13. portoient une quantité inconcevable de ces manufactures, dans lAmerique
  14. sur la coste de l’afrique, dans les Indes d’orient, et autres
  15. pays chauds, qu’au milieu de la guerre les Espagnols ne pouvoient
  16. pas s’en passer, et que non obstant les defenses, ils estoient obliges
  17. de souffrir, que les vaisseaux de S. Malo chargés de linge abordasse
  18. aux gallions de la flotte de Perou, avant leur entrée dans le port,
  19. pour en tirer des grandes masses d’argent en barres. Mais on adjouta
  20. qu’il estoit à craindre, que dans la suite de la guerre, les Espagnols
  21. n’ouvrissent les yeux; et que les villes hanseatiques et autres
  22. habitans de la basse Allemagne en pourroient enfin profiter, puisque
  23. ils en pourroient fournir autant et aussi bien qu’eux. Que
  24. le commerce ayant une fois pris un autre cours ne retourneroit
  25. pas aisement chez eux, et que leur province aussi bien que quelque
  26. uns de leur voisins y sonffriroient un dommage inestimable.
  27. omme j’ay tousjours esté attentit à ce qui pourroit servir
  28. a ma patrie je ne manquay pas de remarquer ces particularités
  29. et de me les faire confirmer par des personnes intelligentes.
  30. Et comme je voy maintenant une conjuncture extremement fauorubl
  31. pour en tirer de l’usage, je me suis trouvé obligé d’en faire ouvertur
  32. car le pays de Bronsuic-Lunebourq avec celuy d’osnabrue
  33. peuvent fournir du linge en quantité, nous n’avons pas sujet
  34. de ménager la france sur ce point, les Espagnols et les Hollandoi

Cite

Leibniz-Handschriften zur Politik und Volkswirtschaft LH 34, fol. 204r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068823:0393?run=74