Seconde Partie, fol. 466
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- 466
- LA VLE DL M. DESCARFES.
- lière. L’habicude qu’il aroir de la médication l’aroit rendu
- fort relerré, e un peu cacicurne. Mais quoy qu’il parlac
- Deu en toutrems, il parloie coujours FOrE à prOpOS, ec FOrE
- naturellement. Ses converlations n’éroient jamais guindées,
- jamais genantes, e rarement aroient elles de l’élération. Ses
- discours étoient tout unis: e tels y furent cromper, qui
- apres S’étre Fort tourmentez pour avoir l’honneur de le
- crourer dans la compaonie, n’y encendirent rien au dessus
- de leur portée, quoy qu’ils y fussent allez pour ecoucer des
- Oracles. Il évitoit sux tout de paroiere docte ou philolophe
- dans les entreciens; ex lors qu’on l’obligeoit de parter de
- Philosophie ou de quelque autre point de science, il aroie
- toujours recours à la modestie ordinaire, et s’exculoir d’a-
- bord sur Con ignorance. Si on le pressoir extraordinairement,
- il ne manquoir presque jamais de Faire un perir preambule
- Tur la precipication avec laquelle nous avons coutume de
- juger des choles: après il disoit ce qu’il sçaroic de clair e
- d’érident sur ce qu’on lur demandoit. Il marquoic ensuire ce
- dontil n’avoit pas encore une connoissance distincte, ec il tai-
- Coic crourer bon qu’il remit la chole à une plus ample discul-
- Lion. Lorsque les amis luy parloiene des grandes Fortunes
- Rcl. MMI. de qu’on pouroir faire par le moren de l’esprie et du lçavoir,
- il leur disoit que pour ce qui le resardoit en particulier,
- son senre d’écude n’étoit propre qu’à caire des gueux, et à
- s’attirer des ennemis; et que pour crarailler à la Fortune et
- à la réputation, il Falloit écrire e parler selon les prejuser
- du vulsaire, e non pas entreprendre de les combatere.
- II n’étoit gueres plus porré à mertre les pensées lur le pa-
- pier, qu’à les debiter de vire roix. Il aroit presque tou-
- jours éré paresseux à écrire. Mais son écrieure menué, ser-
- réc, a réoulière, celle que nous la rorons encore aujourd’huy
- dans ce qu’il a laissé de Manuleries, est une preure qu’il avoie
- vaincu cerre paresse par de lonoues habieudes. Il ne lairtoie
- pas dy recomber decemsentems, comme il paroit, non seu-
- lement par la répugnance qu’il cémoisnoit à compoler les ou-
- vrases, maisencore par la néslisence qu’il apportoit a repon-
- dre à sesamis. Lor(qu’il leur ccriroit, c’étoir roujours en peu
- demors, lans beaucoup de complimene; ex il n’étoit écendu
- que sur des questions de Physique, de Morale, ou de Ma-
- chematiques
- Boret vie
- comp. inic.
- LipRoy. Spe
- cim. PcII.
- CaxrCL. Pa8
- 86. 87
- Poitt.
- Tom. 2. des
- ACCEr. P28.
- 32T. 323.4
- 1+4.
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Seconde Partie, fol. 466. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/1040716717:0476?run=74