[Trophees tant sacres que profanes De La Duché De Brabant] Trophees tant sacres que profanes De La Dvché De Brabant, fol. 24
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- TROPHEES DE BRABANI.
- Prophete parlant des Princes chante ainti, j’ay dict que vous estes des Dieux _
- entants du tres-haut et l’Apostre les appelle ministres de Dieu. Mais combien
- que celte maiesteRoiale se pouvoir absolut delcend de Dieu de qui procede touie
- puissance en ciel de en terre, tontestois n’escoule il E immediarement de la haur,
- qu’il n’are quelque subordination aux loix de la nature, lesquelles Tans entre-
- deux procedent de l’aurheur d’icelle; de Porte qu’un Roy ou Prince pour ectablir
- Con authoricé hors des limites d’rsurpation e tirannie le doibe reduire a une des
- vrares Cources desquelles selon les loix de nature toure puiltance legirime doir
- provenir, alscavoir à l’election juste Faicte par le peuple de la personne, à la con-
- queste de sesjustes armes, à l’acqueste Faicte par legitim achape ou aequiti-
- tion, ou 2 la succession ligitime selon les loix ee vlage de la parrie, laquelle der-
- niere semble estre la plus solide _ ferme pour establir là monarchie, de la plus
- commode pour le bien publicq; c’est celle cy qu’a csté practiquée en nostre Du-
- chéde BR A B A N F ou les Comtes e Dues ont luccessinemene renuleur oMtat
- de pere en Als jusques à present comme nous ferons paroistre à la poursuite de
- cest oeuure. Or comme entre les orandes Riuieres celles la lone plus celebres,
- qyi arrousant plus de resions riennent en leur dessorsement avoir plus gran-
- de distance de leur Pource, tour ainsi la succession point interrompue est plus
- eltimée, si elle par plus de degres ratmontane dans l’antiquite, de Porte que
- ceste succession est jugée la plus illustre et Noble, ceste Noblesse la plus escla
- tante, laquelle plus auane rât prendre son commencement de quelque person-
- nase digne de Sloire. Certes entre tant de mailons grandes celle de nos Ducs
- de Brabantat ceste excellence, et leurs vassals ceste gloire, que par bonnes
- Preunes on peur justifier leur origine e extraction des plus grands Princes de
- la Crestienete roir de l’uniuers, et continuer leur succection en plus haut degré
- que nulle autre Famisse tant Poit elle grande. Je ne me veus icy arrester aux
- oxinions vulsaires qui Font descendre les Dues de Brabant des anciens Roys de
- Trores, ny à celle d’Alberic, Flugue de Toul, lacques de Cuile, Nicolas Gil-
- les, lacques le Maire _ auleres, rapportées e luivies par Richard de Waste-
- bourg en Con Flistoire de la Caule Belgique, qui par une lonoue suite dedui-
- sent la race de nos Dues de Saluie Brabon Romain, e Charles Inach, doibs le
- temps de Tules Celar; car il me semble que je ne le Seaurois autrement verisier
- que par l’authoriré de leur dire, de laquellé un chalcun peut jug er selon les raitons
- qu’il aurat de les croire ou reiecter; maismon intention est de luiure e mecon-
- Former aux anciens ee bons autheurs, qui deduisent les Dues de Brabant de Cc-
- Ac tres. Auguste _ tres-Paincte Famille de l’Empereur Charlemagne, par le ma-
- riage contracte entre Lambere Comre de Brabant et de Louam e Cerbergie
- Alle aisnée de Charles Duc de Forraine fls, Frere e oncle des derniers Roys de
- France de celte lignée, de (quels directement e par droicte succeltion nos Ducs
- de Brabant sonc descendus, comme plus parriculierement nous dirons cy apres,
- ec selon que le rout se peut voir par les tables snenealogiques qui luivent, ee d’icy
- est il euident quetouts les droicts, preeminences, Noblesse, splendeur et oloire
- de cestetres-puissante, tres. Augulte e tres Paincte mailon des Pexins et Char-
- lemaone Cont fondues s deuoliies par vrare succession anos Dues de Bra-
- bane, qui en sont les vrais heritiers ec succe seurs jusques au Roy Philippe IV.
- nostre Sire ex Duc a prelent regnant, e aux aultresfrinces de cestetres-Auousto
- maison d’Austrice qui singulierement de L vray cilere ont ceste gloire, que d’eltre
- proerees de canc de Paincts de glorieux pexlonnages, delquels les Faicts heroigues
- Tont celebres en ciel ex en terre. Mlais combien que selon ceste maxime d liri-
- vane le cours ordinaire de nos FTistoriens, il Faudroit commencer cestoeuver
- par les predeceNeurs de ladicte Princesse Cerberse, rourestois n’ay je juge apron
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- W. M VGIN I IB SIBBB HILHBNIILHILLMIIIII
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