[Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant, fol. 119
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- DF
- LF V A IY +
- Sultan Murad, qui Aic ce qu’il par pour l’empescher tane qu’il
- releur. IlFaisoir pendre les rus auec une pippepassée par le
- nez. les aueres auec du robac pendu au col, et ne tailoie ab-
- Columene grace à personne pour cela. le croy que la princi-
- cipaleraison pour laquelle Sultan Murad defendoirle cobac,
- estoir a cause du seu qui Fait de si grandsrauages a Constanri-
- nople, lors qu’il y prend, ce qui rient le plus souvene de gens
- qui s’endormene avec ruepipe à la bouche, laquellemecle
- teu au liet, ou a auere chole lemblable, ain si que i ay dic cy-
- devane.
- II vsoir de toure l’addresse qu’il pouvoit pour delcouurir
- ceux qui en rendoiene, il alloir aux endroies ou il avoic ap-
- pris qu’on en debicoit, ee lors qu’apres avoir offere plusieurs
- Sequins d’rne liure de robac, e bien prie, e promisle lecret,
- on luy en donnoir; ciranc un cimeterre de destousla recte, il
- en coupoit la ceste au marchand. On conce de luyvne aACZ
- plaisance adueneure sur ce lujet. Vniour, se crouvane déguisé de
- Sultan MU-
- a Scudaree, il se mit dans la barque qui passe à Constantino- rad sur la de
- ple; il y avoic dans cerre barque pluheurs personnes, et en- fence du to-
- ex aueres un Fspahi de la Nacolie, qui renoir a Constantino-
- plerecevoir (a pare. A Peine celur- Cy Fust. il dansla barque,
- qu’il commenca a prendre du cobac: pertonne n’oloie luy
- rien dire, il n’y cuc que Sultan Murad, qui s’approchane de
- lur, demanda s’il n’avoir point peur de la deffence du Orand
- Seigveur. Cet Espahilur respondie Forearrosammene que le
- Grand Seigneur avoie bon remps; qu’il se divercissoieFore
- dans son serrail avec les femmes et garcons, de à s’enrureri
- mais que pour lur, il n’avoir que de la peine, et que le to-
- bac ettoir lon pain, ec que le Grand Seigneur ne pouvoie
- poine l’empelcher d’en prendre; et entin il lur demanda
- s’il en vouloit. Sulcan Murad respondic cont bas, qu’il le
- rouloir bien, ee ayane receu la pipe de l’Espahi, il se cacha
- en rn coin de la barque, Fumane auec autane de circonspe
- ction, que s’il eust craine d’estre apperceu de quelqu’un.
- Ouand ils curene pasté à Constantinople, ils le mirent tOuS
- deux dans un cayque pour passer à Galaca, se dilans l’ru a
- l’aurre, qu’ils r anoient affaire. Lors qu’ilsturene a cerre, Sul.
- ean Murad invita l’Espahi à venie boire du vin en un lieu ou
- il en sçavoir de bon, l’aurre y consenric. Sulran Muradlemena
- hac.
- TI
Cite
[Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant, fol. 119. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/798248106:0143?run=74