[Relation D'Un Voyage Fait Au Levant] Relation D'Vn Voyage Fait Av Levant, fol. 468
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- 468
- V OY AG F
- Acabas ou barques du Bacha ex des Bers Contencor pleines
- de lampes, e de leur mulique de cromperces, Aultes e
- rambours, qui se fait presque cousiours encendre, avec cela
- on cire quantice de tulées volantes, lances à feu, pecards,
- Fulées simples, coups de canon, de moulquee, et aueres
- semblables, de Corre que coutes ces lampes en si grande
- quanricé, auec cetincamarre du lalpestre, e celur de la mu-
- sique, Fonc rne contusion astez agreable, de qui alseuré-
- mentinspire de la iore aux plus melancholiques; tout cela
- dureiusqu’à minuie, apresquos chacun le rerire, leslam-
- pes restane allumées coure la nuie, sinon celles que le
- rene e les Fusćesrompent e esteignent. IIs Font cerre re-
- jouillance durant trois nuies. Cetre ouvereure du TIhalis a
- coustume esté Forr celebre de toue remps, melne chez les anciens
- ciens à von-LSyPtiens, comme chole quinourrie le pars, e ils lacri-
- verrure du tioiene eous les ans à cetre ceremonie, un garcon e une
- Alle sur qui le sore comboit, leur coupane la sorge, puis les
- iectoiene dansle Hil, en memoire dequoy les Tures encor
- aujourdhuy Foncces figures luldices d’un homme d d’unc
- femme, qu’ils emplissene de feu, a s’en diverrissene ainsi
- durant touces les trois nuirs dediées à cerre resiouillance,
- ee quand l’eau est Fore haure, il y a des gens qui nagene
- Hageurchar. dans le PThalis auec des chailnes de fer. l’ay veu paller vii
- se de chas de ces nageurs, à qui melme la ceremonie ne manquoir pas,
- il estoit precedé d’un grand balteau chargé de gens, dont
- lesrrs batcoiene le cambour, les autres auoient des arque.
- Dules pourcirer sur ceux qui ietreroiene des pierres, et en
- Cuiere il venoic au milieu d’une ringcaine de gens tous à
- la nage; il avoic les mains lićes derriere le dos, et les pieds
- liez avec une chailne de Fer pelane dix liures, il eRtoie
- droit dans l’eau, dilcourant auec ceux qui cltoiene autour
- de luy: on ne voroit poine qu’il fic aucun mouvement:
- il ettoir Cuiur de cinq ou lix barques pleines de gens touc
- prests à le prendre, au cas qu’il allast à Fond; il viene ainsi
- dans l’eau depuis le vieux Caire ou commence le IThalis,
- iusqu’au lion ou finie ledic IThalis, qui est une bonne lieué.
- II a pour recompense rne reste e mille maidins du Ba-
- cha, e outre cela il quelte par la ville, e amasse encore
- quesque cholc. Il palle ainsi deux fois en deuxioues diffe.
- anciens FCyp.
- rhalis.
- orbd.
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