LBr. F 16 · Sophie, fol. 8v
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- Tont corps estant composé de parties n’est
- pas veritablement un estre, mais plusieurs estres; c’est un estr
- de nom, a peu pres comne une armez qui n’est ou comme un
- trouppeaci, ou comme un reservoir plein de poissons. L’armee
- n’est pas proprement une chose, mais plusieurs, pris ensemble;
- son unité n’est que de nom, c’est un estre de nostre ingant
- defiction. Les soldats sont des estres veritables, mais larmée
- i est qu’une pluralité d’estres. Le corps d’un amina
- Une machine n’est pas non plus un estre à la rigueur, n’est
- n’estant qu’un amas de roues et de ressorts, irdonnes à concouni
- u
- à certains usages. Le même se peut dire d’an corps d’un anima
- Nous regardons un corps, un morcean de hair, un os, comme un
- mais, j’est par ce que nous avons la veue basse; si non
- lvions assez percante pour
- anons pomons voir let amas de vers, ou d’autres animan
- estre.
- plantes dont ce morceauest compose, nous verrions
- e chat
- qu’il est aussi peu un veritable estre, qu’unt armée, ou
- qu’un trouppean. Ainsi c’est un estre d’imagination
- Et on en peut dire autant de toutes les choses compose
- que ce ne sont pas des que des pluralités, ou des amas
- de plusieurs estres. Il n y a qu’un simple, qui soit
- une unite, ou bien un estre veritable à la rigueur
- sans aide de liimagie imagination. Je parte
- d’un simple qui est une veritable unite. Or il est
- manifeste que les composes ne sçauroient es
- sans les simples, ny les pluralites sans les unite
- ny enfin les estres d’imagination, sans is estres veritat
- On ne sçaunit
- a la riem rigueur
- detruire les unités, car les destructions u ne sont
- queques dissipations des pluralités. Un homme on tout
- de
- autre substance veritable est une unité, mais le
- sependant
- corps de l’homme est une pluralité.
- chaque unité a des pluralités sonsordonnées, qui luy servent
- de d’instrumens comme l’ame de l’homme se sert du corps,
- quoqque ce corps soit encor s compose luy même de parties
- qui contieunent des animanx mais dont l’alme ou l’unité
- n’est pas celle de l’homme. L’unité premiere
- et Universelle est la divinite Ele n’est pas l’ame
- de l’univers, car l’univers ne fait point un tout; pursqu’il
- est infini. Mais Elle est la raison suffisante de tout
- ce qu’on ne sçauroit point dire des Unites particulieres
- a V’enar des autres unites, qui leur sont sons ordonnées.
- Ainsi laConnoissance de la divinité, et de
- l’immortalité de l’ame depend de vet axiome
- ces deux Axiomes: qu’il que rieu ne se fait sans
- qu’il y en ait une raison, suffisante; et que qu’il ya
- des veritables unites du bien des Estres veritublement reela
- + pu auters
- especes
- à qui tout est
- sous ordonne
- pourtant
Cite
LBr. F 16 · Sophie, fol. 8v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-3618391:0016?run=74