LBr. 517 · LaCroze, fol. 94r
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- Monsieur
- De vous suls bien obligé du soin que vous avex bien voulu vous donner de recom
- mander ma leure. Je ne doute point qu’elle ne soit fidellement rendue à son
- Ce que vous dilles des anciens u des modernes ne peut venir que
- d’une personne qui a bien pesé les choses de part d’autre. Pour moi je
- crois que l’avantage est, un tout du côté des anciens; sans pourtant deroger
- en rien à la gloire des modernes. Il est impossible que l’antiquité ait produit tant
- de mauvais écrivains, que les modernes des deux derniers siedes. S’ils ont eu
- un Cherile, un simée, un etesias e quelques autres écrivains dont ils n’ont
- pas fait de cas eux mêmes, combien en avons nous d’inferieurs à ces gens là, qui
- ont été combles de louangeo pendant leur vie e qu’on lit encore apres leur mont
- M. Samson à donné une Carte Geographique de l’Odyssée, je crois l’avoir
- vue à la Bibliotheque du Roi. Il y a en cela beaucoup à devinen.
- a migration des Cimmeriens ne me paroit point si incroiable. Je crois en avoir
- trouvé des preuves dans l’antiquité. Mais je ne me presserai point de mettre sur cela
- mes preuves par écrit. Il est dangereux de se faire un systeme sur des matieres si
- sait
- obscures. Quand on a une fois, celle demarche on y rapporte tout. J’ai remarqué que cela
- est arrivé à des gens, habiles d’ailleurs, que rien enouite n’a pu detabuser. Il vaut
- donc mieux amapser ses preuves sans prevention, changer de sentiment quandla verite
- oblige.
- Les Cimbres rivage Germanique venoient à mon avis de la grande Bretagne.
- J’ai été dans cette pensée avant que je scusse qu’un savant Gallois l’avoit mise dans
- un assee beau jour. C’est Humpredus Lhuyd dans un Chragment de Description de la
- Grande Bretagne, qui eot un ouvrage, à mon avis, egalement docte u instructif. Je
- vous copierai une partie de ce qu’il dit sur ce sujet pag. 4.2. e suivantes. n Cum eqo lym
- bros qui cum Romanis tot cruenta bella gessere eodem nomine quo nostrates dicividerem, in
- mentem subiit quid optimi authores de ejuodem gentis origine sentiebant inquirere: ioque
- n perlectio, multa inveni quibuso persuasus hanc gentem Britannicam fuisse affirmare ausim.
- erimum nomen cum nostratibus commune: deinde lingua eadem. Nam Plinius Lib. 4. cap
- v 13 inquit, Philemon Morimarussium a Cymbris vocari 1. mare mortuum, uoque ad
- Promontorium Rubeas, XC. Nostrates mare mortuum sua lingua Mor Maru dicuent. Germa-
- nni vero, nec Dani, nec Suenoneo, nec slavi, nec Lithuani, nec Lyvones haec vocabula
- adtesse.
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