LBr. 685 · Nicaise, fol. 22r
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- A. Mons. l’Abbé
- licaise
- Hanover ce de May ibgu
- Voicy, Monsieur, uune lettre de Monsi de Spanheim, que j’ay allen
- due de puis plus d’un Mois. Suivant la promesre qu’il men avoit
- failes mais dont l’execution, avoit esté differée par res distractions. Il teu
- avec
- moique d’estre estrargement sucrpris dela hardieshe uer la quelle Le R.
- P. Hardouin semble reuoquer en doute les ouvrages de josephe. Quaud
- il estoit icy, il me masquoit bier des Choses qu’il trouvoit encor à duce à la
- derniere lettre de ce pere, quoyque il ne soit pas pour ce la d’accord en tout
- poini, avec M. vaillant. Mais je ne donte point, qu’il ne vous en dise
- quelque chore luy mêne.
- Toul le monde eet couvalueu maintenart de la sourberie de jaques dyman
- de puis la declaration que M. le Prince en a fait faire dans
- journal des sçavans. Mais fans celar j’en ay tous jours esté persuade,
- Nous avons des semblables denins à baquetle dans le pays de nos mines
- qui se mêlent de decouvrir les veines pous terraines des metaux, par
- leur bagrelles sympathetiques. La plus part des auteurs en parlent comu
- me d’une chose seure; mais nous avons reconnu par plusieurs, experiences
- que tout cela n’est rien, et quand on leur baudoit les yeux leur
- baquette ne marquoit pas les meines connues, quoyque foit grandes je m’élonne
- foit que Messieurs les Cartesins, ou au mains quelques uns entre eux,
- ont donne la dedans. Car qui’al- il de communtentre leur philosoptie
- et ces pretendues sympathies: ils dexuroient s’asceurer du fait, auant
- que d’en chercher la raison.
- des
- je n’ay encor lu que l’abregé de ladie de lartes fait par M
- Baillet, l’ouvrage entier n’estant pas encor venu à nous. Ca ne doit
- pas blamer le soin de M. Baillet d’embellvi la matiere et de Tout
- tourner à l’avantage de son teros. Cependant j’y ay fait pluseurs
- remarques, on je crois que le fait en est un peu autrement, que M. Dailles
- ne l’à trouvé dans les letbres de Mons. des Cartes aux quellee
- en
- on ne se doit point fier au prejudice d’an tiers Carm. de scartes
- avoit la constume de defiqurer d’unvestrange façon, ceux
- qui luy faisoient ombrage
- i’atterde avec impatince, ce que le R. P. perron nous donnera
- surles propheties. Et je croy fort probable ce qu’il doit avoir avance
- de l’irruption des scythes dans la patestine. Nerodole et autres
- Grecs parlent des Trruptions des scythet, des Cimmeriens, des fieres
- et autres peuples septentrionaux dans l’aesie mineure et dans la syrie
- on appa tment la Palestine n’aura pas esté epargnée.
- un homme fort sçavant dans la lanque Ebraique, qui s’attache à
- faire voir par des explications fondées sur la propriete de la langue
- que nous n’avons pas tousjours le veritable sene el ecriture et que
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