LBr. 685 · Nicaise, fol. 105r
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- bien remarque, Puisque nostre venitable felicite renferme essenti,
- ellement la connoissance de la felicite de Dieu et des perfections
- divines, c’est à dire l’amour de Dieu. et par consequent il est
- impossible de preferer l’un à l’autre par une pensée fontée en
- notione distinetes. Et vouloir se detacher de soy même et desonvie
- c est jouer de paroleh, ou si l’on vent aller auxx effect c’est tomber
- dans un quietisme extravagant, c’est vouloir une maction stupide
- ou plustost affectée et simulée, ou sous pretexte de la resignation et
- de l’ansantissement de l’ame abymée en Dieu on peut aller au liberte
- nage dans la practique ou du moins ann atheisme epeculatitcache
- tel que celuy d’Averroes et d’autres plus anciens, qui vouloien
- que nostre amese perdoit enfin dans l’esprit universel, et que
- C’est là l’union parsaite avec Dieu: sentiment dont jetrouve quelques
- traces dans les expressions assez ingenienses, mais quelques fois bien
- ambigues et bien sujettes à caution, de certaines epigrammes
- d’un auteur mystique qui appelle Johannes Angelus. Je ne doute
- point que les vrais Mystiquez et bons directeurs n’en soyent bien
- eloignez et j’aysur tout tronvé de la satissaction dans les excel
- lens ouvrages du pere spee tesuite dont le merite a este infiniment
- au dessus de la repritation qu’ila acquise. Cependant il fautum
- avouer qu’onne donne pas tousjours des preceptes suffisans pour
- pus
- exciter le pour amour de Dieu sur toutes choseh, et la veritable
- contrition. et lons memes qu’on sonde l’amour de Dieu surseslin
- bienfaits, consideres d’une maniere qui ne marque nas en meme
- temps ses perfections, c’est un amour dun degre inferieur utile
- sans dorte et louable, mais qui ne laisse pas d’estre interessé, et
- n’a pas toutes les conditions du pur amour divin. et selon
- les principet du P. spee, il faudroit plus toet le rapporter à cette
- verta theologique qu’on appelle esperance qu’à la charité même
- Et d’ailleurs on pent se sentir obligé à une personne sans teste
- lesimer, lorsque ses bienfaits ne marquent point sa sagesse, et l’amou
- dont. il s’agit icy ne sçauroit estre sans estime.
- Je crois que le dessein de Mons: l’Archeveq de Caabray a esté
- delever lez ameh au veritable amour de Dieu, et à cette tranguitlite
- qui en accompagne la jouissance, en detournant en même temps
- desillusions dune fausse qui etude. s’il a bien executé son dessem
- c’est ce que jene sçaurois point encor dire. Cependant je n re sume
- qu’il ne sy sera point mal pris, et la relation de celiore que j’ay
- vice ars l’Histoire des ourages des sçavans me confirmeda
- cette pensel, car il me semble que tout ceque s’Jay lu pourroit
- estre interpreté fauorablement. (eperdant comme s apprrends
- que des personnes d’un jugement exquis trouvent à redire à
- cet ouvrage, ou demanclent plus a explication; je suepenos
Cite
LBr. 685 · Nicaise, fol. 105r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 79). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-860628:0209?run=79