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LBr. 685 · Nicaise, fol. 104v

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  1. j’ay marqué dés lons, est capable de resoudre l’enigme de l’amour desinteressé
  2. et le distingues des liai sons d’interest ou, dé bauche. je me souviens que
  3. dans une conversation que je ens il ya plusieurs anne es avec Mon
  4. le Comte. .... Itati et d’autres amib, ou on ne parloit que
  5. de l’amour humgin: celte difficulté fut agitee, et on trouva maso,
  6. lrtion satis fai sante. Lorsqu’on aime sincerement une personne
  7. on n’y cherchepas son propre profit ny un plaisir de taché de celu
  8. dela personne aimée, mais on cherche son plaisir dans le contente,
  9. ment et dans la felicité de cette personne. et si cette felicité ne
  10. elle
  11. plaisoit pas en nee même, mais seulement à cause d’um avan
  12. tage quien resulte pour nous, ce ne seroit plus un amoiersincete et
  13. pur il faut donc qu’on trove immediatement du plaisir oans cette
  14. seliciite, et qu’on trouve de la douleur dans le matheur de la pesone
  15. aimee. Car tout cequi fait du plaisir immediatement partuymeme
  16. est aussi desiré pour luymême; comme faisant (: au moins en par
  17. tie:) lebut de nos veués, et comme une chose qui entre dlans nostre
  18. propre felicite et nous donne de la satis faction-
  19. Cela sert à concilier deux verités qui paroissent incompatibles.
  20. car nons faisons tout pour nostre bien, et il est impossible quen
  21. agons d’autres sentimens, quoyue nous en puissions dire. Cependat
  22. nous n’aimons point encor tout à faitt purement quand nous
  23. ne cherchons pas lebien de l’objet aime pou luymême et parcey
  24. il nous plaist luy même, mais à cause d’un avantage qui nous en
  25. provient. Maisil est visible par la notion de l’amour que nouz
  26. venons de donner, comment nous chenhons en même tempenot
  27. nostre bien pour nous, et le biende l’objet aime pour luy même;
  28. lonsque le bien de cet objet, est immediatement, dernirement (: ultr
  29. mato) et par luy même, nostre it, nostreplaisir et nostre bien
  30. comme il arrive à l’egard de toutes les chosez qu’on sonhaite par ce
  31. qu’elles nous plaisent par elles mêmes, et sont par consequent
  32. bonnes desoy, quand on n’auroit aucum egard aux consequences.
  33. ce sont des sins et non pas des moyens augard
  34. Er l’amour din est infiniment au dessus des amontsdes
  35. creatures. car les autres objets dignes d’estre aimes, font en essect
  36. en tant que pourr
  37. deat
  38. Il en est la source, et non pas l’accessore; et les plaisirs det obiels
  39. aimables mondams pouvant nuire par des consequences, le seul
  40. plarsir qu’on prend dans la jouissance des perfections divines est
  41. seurement et absolument bon, sans qu’il y puisse avoir du danger
  42. ou de l’excez.
  43. set considerations font voir en quoy consiste le veritable desin
  44. desinte ressement du pur amour qui ne sçauroit estre defaché de nostre
  45. propre contentement et felicite, comme. Mons. de la Trappe asont

Cite

LBr. 685 · Nicaise, fol. 104v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 79). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-860628:0208?run=79