LBr. 797 · Saint-Pierre, fol. 11r
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- Reponse
- Ne ce seroit pas vous même, Monsieur, qui par un excés de prudence
- l’il est permis de parlei ainsi; auries douté un peu de ma sincerité, en formant
- l’objection sous la personne d’un savant anongme ? elle consiste est cecy; l’ay
- cnrium lerenton dus
- doute qu’il soit aisé de porter un Ministre acc redite à pproporet, votre Projet a
- un grand Roy, el on en infere, que je doute de la solidité du projet. Celle conse
- quence n’est point valable. Il n’y a rien de si solue que la verité de la religion
- Chretienne: mais prenons un jeune houverain allaché a une amourelle
- contraire aux regles de la religion: un Ministre ae credité oseroit il conseilles
- au prince de la quiller, si non peul etre, lors que ce Ministre se trouveroit à
- l’article de la mort? On repliquera que la religion du Prince et ses amonrelles
- ne regardent point ses ministres, mais otre que sa sante, sa reputation et ses
- affaites en peuvent soufrir; on peut dire que ce qui diminue l’independance de
- la Couronné, n’est pas non plus l’objet des ministres, on pourroit trouver preteste
- de leur en faire un cnme. L’Ambition n’est pas moins efficace que l’amour
- elle fait qu’on va à l’indesendance, et qu’on s’yveut maintenit. Un Prince
- diroit au Ministre, vous sortés de votre sphere: je ne vous ay point pris à mon
- service pour me lier les mains. de croyant au dessus des craintes, et le
- danger de sa posterité luy paroissent fort eloigné; il ne voudra point diminuer
- son pouvoir et celuy de ses sucr esseurs, pour mieux affermir leur regne. L’Ambi
- tion est brenaise de trouvei matiere de la gloire dans les hazards. IL
- faudroit que le Grand Prince eut l’ame extremement epurée des mondanites,
- pour pancher a la restrietion de son pouvoit, et à une renontiation formelle
- au droit de pais et de guerre, fleuron de sa couronne dans l’opinion
- commune, dans la veue de rendre ses peuples et ses successeurs plus heureux.
- Louis le debonnaire fur de cette humeur, lorsqu’il se sousmit publiquement
- et volontairement à la censure en l’an 8ZZ.
- On objecté aussi qu’un Mlinistre bien intentionné auroit tort de differei
- la proposition d’un projet important jusqu’au temps qu’il ne pourtoit pas, en
- demonstrer l’utilité. Mais je ne parte point du droit ou du tort, mais du
- fait seulement, c’est à dire de ce qu’on peut se promettre des Ministres.
- se rponds aussi que peu de paroles d’un mourant peuvent etre plus efficaces
- que des harangues d’un autre. et le projet se trouvant par ectit eclairci et
- muni contre ler difficultes; il sufiroit à ce Ministre de joindre un tel ecrit
- à ses paroles:
- Ce ne sont pas aussi les seules afaires spirituelles, qu’on differe à l’article
- de la mort; souvent on n’ose point combattre les passions de ceux dont on
- veut conserver la faveur, que lorsqu’on e toit de n’en avoit plus besoin.
- Je ne veux point mes cependant absolument, qu’il soit possible de
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