LBr. 954 · Verjus, fol. 6v
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- ces
- pour estendre la foy de Jesus Cirist dans toutes quastes coutrees. Mais la
- mauvaise foy de cette nation ne s’est point encore dementie à nostre
- egard, et ils en ont eu non seulement jusqua rendre inutiles toutes
- les depenses que jay faites deux fois sur leur parole, pour envoyer
- des ouvriers Evangeliques par leur pays, mais encore jusqu’à retenir
- toutes les cetres que ce pere aqui ils reconnoissent avoir dextremre
- obligations leur avoit confiées. C’est par vous, que s’apprends, Monsieur
- quils ont poussé cette insidelité encore plus loin, en ouvrant ces mesmes
- letres, en donnant des copies, les rendant publiques, et violant en
- fant des manieres les loix du secret naturel et dela reconnoissance;
- Jeprie Dieu quil leux pardonne et qu’il nous fasse trouver plus de facilite
- aporter l’Evangile dans ces mesmes coutrées par d’autres ouvertures
- qui semblent se présenter et ou lon ne manquera pas de trouver plus
- Dobstactes qu’on n’en prevoit, parce que desus Christ, est et sera tous jours
- insignum cui contradicetur, et quil veut que son Royaume soit estably sur sa
- croix et sur ses soufrances et sur celles de ses Ministres. Ces peres s’estoiene
- si fort fiez aux promesses des moskovites qu’ils nont pas crû devoir nous
- envoyer des duplicata de ces letres et nommément de celles du 22 d’aoust
- 1689. qui nous manque. De sorte, Monsieur, que je vous seray tres obligé si
- vous pouvez men envoyer une copie, et beaucoup plus encore, si vous
- pouver nous envoyer l’original mesme, parce qu’il est fort difficile quune
- copie nait pas beaucoup de fautes. Cela nous serviroit peut estre a
- zendre encore plus parfaites diverses relations fort curieuses et fort
- justruchves que nous avous de ces pays là etde la Chine dont le Pere
- le comte se dispose à donner quelques unes au public avant que de
- retourner à sa chere mission de la Chine.
- Les dernieres lettres que j’ay du pere Grimaldi, sont de Gua du mois de
- Jannier 1694 le voiage quil à fait par la mediterranée jusqua constantin ople
- et ensvite par la mex noire, par l’Armenie et la perse jusqua Ormus ayant
- este beaucoup plus long quil ne l’avoit espere, et sa navigation de la jusqua
- soa ayant estee foit lente, et peu heureuse, cela luy a fait manquer une
- mousson et l’a encore retarde d’une année; de sorte que je le croys à peme
- alhoures, quil est arrivé a Pockin, ou il estoit auendu par l’Empereur
- de la Chine avec beaucoup dimpatience. Il avoit trouvé à la cour de
- Perse toute la protection qu’il avoit pu desiren par la recommendation
- du Roy de Pologne, et pat toutes celles dusoy que je luy avois, prourée
- J’attendray jusqu’à l’amée prochaine de ses nouvelles et de celles du
- Pere Spinola et des autres peres qui doivent estres passes avec luy
- de Gou, à Macao. Le Pere couplet qui estoit parti de lisbonne il y
- a deux ans, avec le mesme Pere Spinola, et avec plusieurs autres Peres
- de diverses nations entre les quele il y en avoit trois francore
- de grand merite que je leur avois jonite, est moit dans celle longue
- et ennuyeuse navigation, avec la plus part deces hommes apostoliques, dons
- Dieu à ainsy abregé la lourse et les travaux.
Cite
LBr. 954 · Verjus, fol. 6v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 79). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-867801:0012?run=79