LBr. 954 · Verjus, fol. 10r
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- Extrait d’une lettre duRpere
- C Paris le 30 Mars 1695
- Mansieur
- De toutes les persomnes que vous avez honnorées du present de vôtre curieux lode
- Diplomatique, j’ese presqe me flatter qu’aucun n’on connoist mieux le prix que moy,
- comme personne ne peut seurement en avoir plus de reconnoistance que j’en ay: c’est
- un peutard vous le lémoigner, mais par ce delay je le fais avec d’autant plus de
- cordiatilé que je le fais aussi avec phus de connoissance de cause, et apres avoir eu
- plus de loisir de voir el d’examinerle prix et les usages decetresor, qu’on nepeut
- asies estimer, et ou toutes les nations, tousos les souverains, et tous les Ministres trouvent
- a puiser et a prositer, plus qu’on n’ose l’esperer de’abors, lorsqu’on ne jette quo
- une veice generale sur ce volume, qui fournit en suite dans le detail tant des
- resources pour pouvoir éclairoir beaucoup de points importans sur le coit dégens
- et sar les interests des Princes qui ont partagé les esprits en ce temps cy, et donné
- suiet aux plus celobres contestations de cesiecle, Au nom de Dieu, Monsieur,
- par Zele pour l’instruction du pablic, continuez à nous faire part des vos
- sçavantes recherches, qisque rien ne pourra y estre mieux receu, ny y estre plus
- par les plus habiles et les plus honnestes gens, que ce qui nous viencha
- d’un choix aussi ex quis que le vôtre. Mansieur de Crecy mon frere qui partage
- avec moy l’usage de cet excellent hore, et que je guis dire avoir une extreme
- avisité pour taut ce qui regarde los droits et los limites des nations et des
- Estats de l’Europe; veut que je joigne à mes humblos remereimens, coux qu’il
- vous en fait avec moy, et que je vous asieure que quand il n’auroit pas
- conservé pour la cour ou vous estes tout le tendre et respectueux attachement
- au qu’el l’obtigerant toute sa vie. les marques de confiance et de bonté qu
- il y a receues; selestimeroit encore, et l’honnoreroit par l’avantage, qu’ella
- a de posseder un homme de vostre merite ausci ami de la verité et quila
- recherche d’aussi bonne foy par tout ou il croist la trouver. Ce sont les
- complimens que lme suis avoc plaisir chargé de vous faire de sa part;
- si l’on peut appeller ainsi, los sentimens sinceres, qu’il a sur ce qui vous regarde.
- Nous n’avons receu, Monsieur, aucunes des diverses lettres quinous ont
- été ecrites par la Moskeovie depuis anq ou fix ans par les Peres que j’ayenvojes
- à la Chine, dont il y en a deux aupres du souverain de ce grand Empire, un des
- deux appellé le Pere Gerbillon, ayant fait deux voyages dans la grande
- Tartarie avec les Ambassadeurs de la chine envoyez pour faire la paix
- et reglor les timites avec ceux des (zars, eut le banteur de contribuor beau
- coup par ses soins et son application à la conclusion d’un traité à la
Cite
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