LBr. 16 · Arnauld, fol. 74r
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.93.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 75v); this page is its right half.
The machine reads it as
- pour M. Arnauo
- Montieur
- Je ne pouvcois pas moins faire
- Comme j’a trouvé quelque chose d’extraordinaire
- dans la franchise et dans la sincerité avec laquelle
- em Et
- vous estes rendu à mes ad es raisons, je ne
- sçaurois me dispenser de le reconnoistre, et de l’ad-
- ayquel Je me doutois bien
- que cette ifour pis la nature de la nuture
- mirer. 4
- generale des verités ou propositions feroit quelgue
- impression sur vestre esprit; mais pravone il faut
- ’avoue qu’ity a peu aussi qu’l’y apeu
- regens capables de souster des verites si generales
- e ve vous
- abstraites, et que peut- estre tont estae
- iiitterbin estre int instruit de vos meditations
- ne se seco
- par la hauteur ou il peut monter, ou par la hauteur on il deuroit touchant la possibilité deschoses, qui ne sçauoient estre
- je soiso
- que profondes et importantes, mais ce sera soiantse lou
- vostre commodité. Pour ce qui est des deux difficultés
- que vous trouvés dans mâ letrre l’une touchant
- Hypothese de la Concomitance ou de l’Accord des
- phenomenes des substances entre elles; l’autre tocchant
- la nature des formes des substances corporelles;
- jravoue qu’elles sont considerables, et si j’y pouvois
- satis faire entierement je je ervirois a dechifiet
- les plus grands secrets de la nature universelle. Mais.
- Et quant au premier, de
- est aliquid prodire tenus.
- vont troune que vous exliques assez vous même, ce
- ae trouue d’obscux dans ma pensée toudiant
- l’Hypothese de la concomitance; un; que lit l’ame
- a un sentiment doleur en même temps que le bras
- est blessé, il faut dites vous je crois en effect omme
- vous dites Monsieur que l’ame se forme elle même cette
- aturelle de son estat ou de sa notion
- douleur; qui est une suite de son etbres
- estat, et jradmire que S. Augustin en semt
- quelque chose, en disant, que la douleur que l’ame a dans
- ces remontres, n’est chose qu’une tristesse qui
- accompagne la manuaise dispositionam u corps
- En effect ce sat homme avoit des pensées tres solides et
- tres pro fondes Mais aH dirat - ou) comment
- versé dans ces malieres, pale d’une n’aniere sincerement sçait elle cette mannaise disposition je reponds, que ce n’est
- it d’une mantere honneste. Cauoce M l’Abbe C. se sest pas par aucune impression ou action des corps sur Vamen
- celle
- mais parce que l’ame exprime tout l’univers et par la natu et même de toute substance porte
- a nature de l’ame porte c une expression generale de tout l’umivers, et que de l’ame porteplus
- ticulierement sin son cirps ex vertu desa propre natare
- de ft ce qui doit grrive dans lanivers, et particulieremet
- dans le temps de ce qu’on appelle leu rion
- aaturel de marquer et de connoistre les phennenes de son corps par les siens
- ce qui arrive, à l’egard de son corps. C’est tour quoy il luy est
- t particuliet
- Il en est de même à l’aegand du corps et los que
- de veux lever le bras, c’est justement dans le moment
- que déja tus les que tout ’est disposé dans le corps pour
- corps
- cet effect; et sit estvit possible salva serie ferum
- de detr et si Dieu pouvoit vouloir salvis decretis
- e detruire
- lors qu’il s’acommode aux pensées
- de l’ame
- jame dans ce moment
- de ses propres loix.
- suis et salva serie rerum
- de sorte que le corps se ment en verto
- quoyque’il urrive par l’accord admimblet des choses entre alles
- + mais necessaire immanquable
- consequences Adien y ayant ey egard par avance
- ne ces loix y conspirent niestement dans le moment que
- lors qu’il a resol sa resolution sur
- cette suite de toutes les choses de l’univers
- la volonte s’y porte ss Tont cela ne sont que desfot
- de la definition de la Notion d’une substance individvelle,
- qui enveloppe tons ses phenomenes, en sorte que rien ne sçauroit aut
- iiver à ime substance qui ne luy taisse de son propre fond sconformement à ce qui arrive
- une autre, quoyque l’une agisse librement et autre sans choix. Et cet acord est unc des plus belles
- prenue e t. ecassite d ae auttun sanrane conse de tonces doses
- sanover
- Gndn Grolisent
- d’autant qu’il s’agit e parler de
- ces possibilités dune maniere qui soit
- digne de Dieu
Cite
LBr. 16 · Arnauld, fol. 74r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957298:0149?run=74