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LBr. 35 · Basnage, fol. 70v

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  1. quorque nous ne suosions pas tout à fait d’un meme sentiment. Je crois
  2. des Remarques.
  3. que liteur, n’à point voulu se donner la peine de lire ce, que j’avois
  4. publié auparavant sur cette mariere. I compare mon sentiment avec la
  5. Cabbale devoitée des Rabbins, qu’un habit homme avoit publiée à Sultibach.
  6. Ie se nommoit M. Anorr de Roschrots, Directeur de la Chancelerie du Prince
  7. I étoit d’une erudition fort universelle, grand ami de Tranciscus Mercurius
  8. van Melmont, donnant un peu dans les opinions de cet homme singulier.
  9. se n’ai point le loisir de recourir à cet ouvrage pour en compater les
  10. Sentiments avec les miens: mais peut- etre qu’en l’examinant, on y
  11. troureroit aurant et plus de difference, que M. des Maiseaux n’en à
  12. trouré entre celui de l’auteur Grec de la diete et le mien. Mais quandles
  13. sentimens s’accorderoient, il n’y auroit point de mal. Cependant je ne
  14. dirai point, comme on m’impute, qu’il y a une seule substance de toutes
  15. choses, et que cette substance est l’esprit. Car il y a autant de substances
  16. toutes distinguées, qu’il y a de Monades, et toutes les Monades ne
  17. sont point des esprits, et ces Monades ne composent point un tout re-
  18. ritablement un, et ce tout si elles en composoient, ne seroit point un
  19. esprit. Je n’ai garde auosi de dire, que la matiere est une ombre, et
  20. même un rien. Ce sont des expressions outrées. Etle est un amas,
  21. non substantia, sed substantiatum, comme seroit une armée, un
  22. trouppeau; et entant, qu’on la considere comme fais ant une chose, c’est
  23. un phenomene, tres veritable en effect, mais dont notre conception
  24. fait l’unité.
  25. l’appellation d’harmonie preetablie a paru assés intelligible aus gens
  26. sans qu’on ait cu besoin pour la faire entendre d’expliquer ce que
  27. vouloit dire Aristoxene, quand il appelloit l’ame une harmonce; sur
  28. quoi on peut voir le Thaedon de Platon. L’auteuo, qui n’a point
  29. voulû asses mediter pour comprendre ce qui a paru fort clavo à d
  30. autres, n’avoit garde d’entendre ce, que vouloient dire les Entelechies,
  31. et les niroirs virans. C’etoit sans doute du Hiroquois pour lu.
  32. Ce miroir fournit une expression figurée mais assés convenable, et
  33. employée deja par les Philosophes et par les Theoloyiens, quand ils
  34. ont parté d’un miroir infinement plus parfait, à savovr du miioir
  35. de la Divinite, qu’ils faissoient l’objet de la vision bealisique
  36. Je ne dis pas, comme on m’impute, que la Matiere soit un mode et
  37. encore moino que ce soit un modé de l’esprit. Un interprete, qui
  38. explique ainsi les sentimens d’autruy, et fort capable de désigurer
  39. les pensées. I est vrai, que c qui fait concevoir l’unité d’un mor-
  40. ceau de matiere, n’est sans doute, qu’une modisication.
  41. C’est
  42. mourement et figure, qui en font toute l’essence, quand on met a
  43. part les entelechies. Aussi ce morceau n’est il qu’une chose passagere
  44. et ne demeure jamais le même au dela d’un moment, perdant tous jours
  45. et acquerant des parties. C’est pourquoi les Platoniciens disoient des
  46. choses materielles semper fieri, hunquam esse, neque existere tempore ullo.
  47. L’auteur des Remarques dit, que mon sypothese tenvers les notions
  48. communes, parcequ’elle établit, qu’il y a une infinité d’esprits, qui
  49. n’ont pas plus depensée ou de perception, que les partioules de la
  50. matiere en ont. I’a raison de dire, qu’il n’entend point mon
  51. Hypothesr, car il la represente fort mal. Selon moi tous les esprits
  52. ont de la penséc, et toutes les Monades, ou substances simples, et verita
  53. bliment unes, ont de la perception. Si l’auteur avoit donné quelque attention
  54. a mes discours, il auroit rû, comment chaque substance simple agit sars
  55. contrainte, puis qu’elle est entierement le principe des ses actions
  56. comment il y a tousjours dans l’imagination des caracteres, qui

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