LBr. 35 · Basnage, fol. 71r
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- répondent auo pensées les plus abstraites, lemoino l’Arithmelique et
- l’Algebre; et comment ces Miroirs, qu’il appelle Magiques pour pluusanter
- ces Monades, dis je representent l’univers. In’y a que Dieu, qui ait la
- penetration d’y tout voir, mais cela n’empeche point, que tout y soit re
- presente, et il faut savoir, que meme dans la moindre portion de la ma
- ticre, celui qui sait toutlit, tout l’univers, en vertu de l’harmonie des
- choses. I’est vrai, que cela ne se pourroit point, si la matiere n’et oit
- actuellement sous dirisée a l’infini. Mais il est impossible, que cela
- ne soit ainst. On trouve bonnroja nana dans l’univers, comme selon
- Hlioporrate dans le corps hlumain. J’ai nié que les besles soient capables
- de reflexions, l’auteur dit, qu’elles monstrent par leur actions, qu’elles
- le sont. Il en devoit apporter des preures. On a distingué jus qu’ici
- ende les perceptiono, qu’on leur accorde, et entre les acter reflexits, qu’on
- ne leur accorde point.
- l’avoice, que mon sentiment, suirant lequel la matiere ne sauroit passer
- pour une veritabee substance, surprendra certains ésprils, qui pensent
- superficiellement, portes a erdiu que la matiere est la seule substance
- de Vunivers: mais mon hypothese n’en est pas moins ventable. De dore
- que les Ames sont des points intelligens, ce n’est point une expression assés
- exacte. Si je les appelle des centres ou des concentrations deo choseo
- externes, je parte par analoqu. Les points, a parler xactement, sont des
- extremités de l’étendue, et nullement les parties constitutives des choses;
- la Geometrie le montre asséo.
- l’auteur de l’objection, disant que les corps particuliers n’ont rien dereel
- mais par une raison differente de la mienne; va plus loin que moi, contre
- la realité des corpo. Mais la continuation, qui met tousjours quelque chose
- entre deux, n’en empeche point la distinction. Quand il y a un troppeau
- de brebis, une brebi ese distincte de l’autre, et il y a entre deux autre chose
- que des brebis. Il dit de ne pouvoir point comprendre comment un point
- indivisible peut avoir une rendence composée. Cependant cela se trouve
- touojours dans la Mechanique, car les corps ayant souvent des tendences
- composées, leur points ou extremités, qui vont comme les cores, en
- auront auosi. Mais la tendence, dont je parte, est d’une autre nature
- elle est interne dans l’ame, qui n’est pas un point. C’est le progrés
- d’une pensée a une autre, et puisque les pensées (quoique dans une ame
- non composée de partieo) representent des choses composées de parties
- ce n’est, que dans un tel sens, que ces perceptions sont appellées compo-
- seco, duosi bien que leur tendences ou appetito, c’est a dire, il y a la
- dedans une multitude de modisications et de rapports tout à la jois. A
- semble, que l’auteur de l’objection nie l’immatenalité de l’ame, lors
- qu’il dit: selon moi la pensée se fait par un etre composé. Si je vouloir
- refuter cela, pirois Trox loin ainsi, je me contenterui à present d’avoir
- pour moi tous ceux, qui croient l’ame immatenelle et indivisibee. Les Aristo-
- teliciens (du moins les Thomistes) et les CCrtesiens en conviennent. I’est viai
- que selon moi elle est tousjours accompagnée d’un etre composé, ou d’orgunes.
- sependant la simplicité d’une substance n’empeche point, qu’il y ait la dedans
- plusieurs modes tout à la fois. Ny a des perceptions successives; mais il y en a
- auosi de simultanées, car lorsqu’il y a perception d’un rout, il y a tout a
- la fois perceptions des partice actuelles; et même chaque partie a plus
- d’une modification; et il y a perception tout a la sois non seulement de chagu
- modisication, mais encore de chaque partie: ces perceptions si multipliées
- sont differentes l’une de l’autre, quorque notre attention ne puisse pas tous
- jours les distinguer, et c’est ce qui fait les perceptions conguses, dont
- haqua distincte en exreloope une infinité, à cause du rapport à tout ce qui est
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