LBr. 119 · Brosseau, fol. 59r
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- Le devorement pretendu de mon maistre
- à la maison d’Austriche ne sera jamais assez grand pour
- l’empecher de s’opposer aux entreprises de cette maison, si la
- liberté Germanique estoit en danger de ce costé la. Ainsi, si les
- desseins du Roy ne tendent qu’à une paix raisonnable, et à
- la conservation de cette liberte, ils s’accorderont tousjours.
- Mais comme il semble que le Conseil du Roy T. C. tend à demembrer
- in des
- son
- de l’Empire tout ce qui est au delà du phin à notre egard, et de ruiner et mettre hors de defense
- une bonne partie de ce qu qu’il voit au de là
- de ce fleuve, il n’est pas possible, qu’un Allemand qui est honneste
- homme, et sur tout un grand prince puisse demeurer dans l’indifference
- Et les Ministres du Roy n’ayant jamais voulu faire la moindre ouverture
- ons
- aux nostres, qui tendit à refuter ces apprehensions; bien que lEmpereur
- luy même ait pressé ceux qu’il y avoit cheq luy de nostre part, de s’expliquer
- sur des telles ouverbures.
- j’avois dit, que la France
- fait sagement de parles tous jours de la paix, et ce pendant de ien faire
- hc la guerre avec toute la vigueur possible; au lieu que les Alliés
- ne font ny l’un ny lautre; nous repondés, Monsieur, que si je
- connoissois le coeur du Roy, je dirois non pas qu’il fait parler souvent
- de la paix, mais qu’il a un veritable dessein de la faire. J’ay toutes
- les dispositions du monde à croire que les intentions de sa Mté sont bonnes,
- et je ne retracte point, ce que j’ay écrit autres fois à feu M. Pelisson
- touchant ce grand Prince, qu’il a fait emprimer sous le
- titre d’eloge. J’accorde que le Roy est grand au de là de ce qu’on
- sçauroit dire, tant en puissance qu’on menite et en elevation d’esprit
- Et comme je crois qu’il a le coeur bon, je m’imagine qu’il ne permet
- que causent, ses frouppes
- ny ordonne les grands maux dort il est l’auteur, que par ce qu’il les
- croit necessaires pour la conservation de son Royaume. C’est l’unique
- moyen de l’excuser comme j’ay insinué dans le même endroit. Mais
- j’y avois adjouté aussi assez intelligibsement, que c’est presque la seule
- chose ou il se trompe, en ne se croyant pas aussi grand qu’il l’est.
- Erreur qui vient d’un exces de circomspection; sije dont le principe est
- bon, mais dont l’application est mauvaise: si je boulois detraire
- ou affoiblir tout ce qui me peut naire, il faudroit boule versen le genre
- humain. Pour detraire ou affoiblis tout ce que nous pouvons craindre,
- nous bouleverserions le genre humam. c’est l o la modestie est se, et su
- la confiance, ou bonne spinion de mêmes, est d’obligation. plus le Roy est
- trand, et plus ces craintes sont injustés, aussi bien que tout ce qui est
- fondé la dessus. Si sa Majeste faisoit assez reflexion sur sa propre
- grandeur, il verroit que les maux qu’il ordonne, ou qu’il permet, ne sont
- point necessaires du tout, et par consequent l que ses actions du Roy ( s’il est permis de parter fa
- ne sont pas aussi justes, qu’elles sont grandes. c’est m̂me cette grandeur
- dusiours
- même qui s’oppose à leur justice; et il semble que tous ceux qui travaillent
- à leuer le Roy, travaillent en même temps à l’accuser. Car ils font voir
- que sa puissance et sa sagesse, le mettent hors d’insulte, et horr de crainte ,semble que c’est ne pas asse
- pourtan
- ir une craiate peu fondée
- d’estre surpris de ceux qu’il s’est cru obligé de prevenir en ne pas
- reconnoissant assez ses forces et sa grandeur. L’exces de circomspection et de modestie
- est un de faut des plus sages, mais c’est tousjours un defaut, cas unebbure parsie
- d’autant plus grand, que ause plus de maux dans le monde, et pres tout
- de ce que la Chrestienté a souffert de suis vingt ans, vient de cette source
- Le malheur des panegyristes du Roy, est qu’il ne croit pas ce qu’ils disent
- car est ant aussi consciencieux qu’il l’est, s’il se croyoit aussi grand qu’il l’est,
- car il verroit qu’il se peut faire seurement.
- il donneroit des avjourdhuy la paix à leurope, la continnntien
- fondées sur des
- effects trop partans
- crians
- qu’il est disposé à faire une
- paix ou il croisa trouver toute
- sa seureté
- malgré luy et
- Fet pouveis
- c’est pour quoy
- Quand il s’agit de
- nuore aux autres pour
- nous asseurer
- e
- Eu quoy il semble, qu’il manque de
- econnbistre fes graces que Dieu luy
- nites
- = à l’egard du Roy
- = et le nostre
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