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LBr. 119 · Brosseau, fol. 59v

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  1. c’est mon sentiment au muins, et
  2. Parce que ly grande opinion que j’ay dela droiture de son coeur
  3. fait que je crois qu’il ne continue pas sa la guerre par ambition
  4. ou pour s’aggrandir, mais par l’opirion de l dans la creance qu’elle
  5. est necessaire de sa conservation. creance qui cesseroit, s’il adjoutoit
  6. foy aux locanges qu’il merite, et à ce qu’on dit avec raison de sa
  7. grandeur eminentee incomparable. C’est ce qui m’avoit porté
  8. minente
  9. le persvader Mons de conseiller à feu M. pellison, de travailler
  10. à une nouvelle espece de panegyrique du Roy, capable de le persuader
  11. luy même. Il semble qu’i l’a pris pour un compliment, ou pour un tou-
  12. de phetorique, mais je l’entendois tout de bon. Penmetés moy de
  13. dire Monsieur, que je sonhaitterois de tout mon coeur, qu’a toutes
  14. qe exabtant toutes ses grandes qualités, qon puisse
  15. qu’elle
  16. qu’en achevant,
  17. dire un jour, que sa justice edevenue ausi grande a proportion,
  18. que ses autres attributs, qui le font imiter les perfections divines.
  19. Le moindre defaut de la justice, quelque petit qu’il parvisse
  20. devant les hommes, qui se laissent eblouir par les autres grandeurs
  21. n’est que trop grand devant Dieu, puisque’il detru est capable de detruire
  22. les fruits de tout le reste. Quelques bonnes intentions qu’un grand,
  23. prince puisse avoir, cela ne sufit point à l’exeuser devant Dieu
  24. expuse
  25. lons et lors qu’il se pouvoit detromper il ne suffit point que le principer
  26. de n’erreur a esté une insuste modestie. ’e la modestie ou
  27. la circomsection mal entendue, lors qu’elle a esté si mal entendue.
  28. . Trous me dires, Monsieur, que le manifeste du Roy, a fait voir la
  29. necessité ou il s’est trouvé de porter ses armés dans l’Empire. Je ne doute
  30. obligati
  31. point que le Roy, n’ait osté persuadé de cette obligation Mais si le toy avoit esté
  32. spectateur des maux que ce la a causé, il auroit en auroit esté sans doute si
  33. ire
  34. frappé, qu’il auroit repassé sur les raisons de cettes pretendue obligation, et
  35. quit quil en auroit reconnu la foiblesse. Le Roy pouvoit procurer quell
  36. satis faction convenable à Madamesa bellesoeur; maintenir e Roy dusnyleterre son
  37. allié et en Angleterre, et Cardinal son de ami dans la pays de cologne,
  38. sans porter la guerre dans la suabe et dans la Franconie, sans detrpire
  39. va tant de belles villes qui sont situées sur le rivage du phin; et même peutes
  40. sans compre avec l’Empire. Ou plus tost on peut dire, qu’il maintenont ces
  41. princes, en ne vompant point, et que leur perte a esté causée par cette
  42. jupture. De dire que la France a voulu rompre tout de bon et penetrer bien
  43. avant dans l’Empire, pour dégager les Otlomans empecher les progres
  44. de l’Empereur de ce costé lac’est ce que je n’oserois. Il faut donc
  45. qu’on dit fait croire que le Roy ait crû suivant son manifesté que l’Emperen
  46. estoit sur le point de faire la paix avec les Tures, pour l’attuquer, et qu’en
  47. ce cas la france auroit esté en danger Mais je croy que le
  48. le Roy luy même est persuade maintenant de la fausseté de l’avis qu’on luy
  49. auoit donné cuchant la disposition de l’Empereur; qui estrit en effect
  50. tres eloigné de faire la pars del avec la porte, et de faire la querre a la
  51. que l’Empereur a esté eloigné de la paix avec la porte, et quand il l’auroit
  52. farte, que la france n’avoit aucun sujet de craindre; ley Le Roy,
  53. dayant fait maintenant une experience de sa grandeur qui le met
  54. audessus de ces apprehensions. il reste donc qu’il donne la paix à l’Euros
  55. mais une paix ou il y ait quelque seureté de part et d’autre, à des
  56. par des conditions qui mettent les gens hors de crainte d’estre insultes et ruines à but
  57. moment. Ainsi il seroit juste que sa Mté accordât une barriere à
  58. lEmpire, aussi bien qu’aux Hollandois, et cette barriere de l’Empire servit
  59. s’autant plus laisonnable, qu’elle ne consisteroit qu’en ce qui appartent
  60. deje à lEmpore au delà du Rhin. Sachté avoit souvent temoigné
  61. de ne vouloir point faire des conquestes sur c’Empire. Outre qu
  62. et elle se plaignoit autres fois de ce qu’on luy imp avoit impaté des desseins
  63. tur Acasbourus et suu sasal
  64. par ca e veneration
  65. qu’on doit aux qualités
  66. incomparables su ho)
  67. un saint homme a bien dit,
  68. que l’enfier est pleinde
  69. bonnes intentions. C’est
  70. assez qu’on se denoit et
  71. pouvoit de tromper et devoit
  72. detromper veu la grandeur
  73. des maux qui en resultent
  74. Faux depens mêmes
  75. de ses autres amis,
  76. et pour

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LBr. 119 · Brosseau, fol. 59v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957536:0118?run=74