LBr. 132 · Burnett of Kemney, Th., fol. 211r
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- importante
- pour ce qui est dela question si la pensée peut estre donnée à la matiere, je
- disinque autre la matere et la substunt cerporelle. sem foete substant
- p ppe sur la quelle Mons. de Worcester et Monsieur
- Leck disputent; je crois qu’il faut bien distinguer. Dans les corps je distingue
- la substance corporelle dela matiere pric a pant, du de la matiere primiere
- M et je distingue la premiere de la seconde. La matiere se conde est un
- mati
- aggregé ou composé de plusieurs substances corporelles, comme un trouppeau est
- composé pr plusieurs animaux. Mais chaque animal o et chague
- OC
- e
- plante aussi est une substance corporelle, ayant en soy le principe de l’unité, qui
- fait que c’est veritablement une substance, et non pas un aggrége
- Et ce principer d’unite est ce qu’on appelle Ame, ou bien quelque chose qui a de
- Canalogie adec d’ame Mais out le priacipé de l’unité la sybstance corporelle
- a samaseo sa matiere seconde qui est encor cor osye un aggrege de nouvelles sstan
- corparelle.
- d’autres substances plus petites,
- ecepondant
- et cela vat a l’infini. Mais
- matiere primitioe, au la matiere prise en elle meme est ce qu’on
- consoit dans les corps, tu lo pntons les principes de l’unité mis a
- part, c’est à dire ce qu’il y à de passio, au lieu que les d’on naisseut
- veux qualites, resistentia, et restitantia vel inertia. C’est à dire qu’un
- corpu pe se laisse point penetrer, et cede plustost à un autre mais qu’il ne
- cede point sans difficulte, et sans asfoiblir le mouvement total de celuy qui le
- pousse. s Ainsi on peut dire que la matiere, en elle même outre
- étendue enveloppe une puissance passive primitive: Mais le
- principe de l’unité contient la puissance Active primitive, ou la force
- primitive, la quelle ne se perd jamnis, et persevere toucjours cans un ordre exact
- de ses modifications internes, qui representent celles de dehorr. Or de cela il
- resulte. que ce qui ost essenttellement passit ne sçauroit recevoir la modifi
- cation dela pensée, sans recevoir en même quelque principe substattiel actif
- qui luy soit agoint: Mais la et par consequent la matiere prise à part
- ne sçauroit evei penser; mais rieu n’empeche que les principes actifs
- ou d’unité, qui sa trouvent par tout dans la matieur, et qui enve loppent
- deja essentiellement une matiere de perception, ne soyent elevées à
- ce degré de perception, que nous appellons pensće. Ainsi quocque la
- matiere en elle même ne sçauroit peuser, rien n’empeche que la substance
- corporelle ne pense.
- Mons. Hasseman m a dit d’avoir eu l’honneur de parler a Mons
- Neuoton, qui luy a monstré son ouvraye des Couleurs; mais luy a dit qu’il
- c
- ne vouloit pas le publier si tost: Je vous supplie donc d’entr que si vous
- estes à Loudres, et luy aussi, d’entreprendre une Ambassade ches luy de ma
- part, pour le bien public. Vous sçavés, Monsieur, mes principes, qui sont de
- preferer le bien public à toutes les autres considerations, même à la gloire et
- à l’argent. je ne doute point qu’un personne de la force de M. Neuton ne soit de
- non sentiment. Plus on est solidé, plus on a cette disposition, qui est
- 211
Cite
LBr. 132 · Burnett of Kemney, Th., fol. 211r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 87). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957829:0427?run=87