LBr. 133 · Bussche, A.Ph., fol. 94r
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- Pour ne rien dire d’un corps d’armée, envoyé en Hongrie, qui avoit rendu quelque
- pervice. l’adjoutay, que M. Rebenac avoit dit un jour à Berlin à M. Ditfurt
- nostre Envoyé du temps de la conference de francfort: il n’y a que vostre maistre, qui
- s’oppose aux desseins du Roy,
- Que cependant S. A. S. avoit crû voir,
- qu’on luy témoignoit peu de consideration dans les rencontres. Que M. Balati envoyé
- en (spagne pour soliciter les arrerages, n’avoit peutestre pas rapporté, ce qu’il y
- avoit depensé. Aulieu que d’autres, qui en avoient usé tout autrement à l’égard
- de la tres. Auguste maison, en avoient eu des grands avantages.
- Pourcé qui
- est du traité fait avec a france, il n’y a pas long temps; dont je voyois bien que
- son Excellence vouloit parler; je ne pouvois n’empecher de dire en cette occasion
- qu’il avoit esté conçû, d’une maniere avantagense à l’Empire. Car il tendoit à
- trouiller la France avec le Dannemare; mon maistre ayant adroitement profité de
- de Proideur que la france témoignoit aux Danois; pour porter le Roy T. C. à garantir
- qvelque
- la ville de Hambourg, ce qui nous dechargeoit d’un tres pesant fardeau, que la sine
- maison avoit este seule obligée de porter. Pour ne rien dire des offices que ce roy
- promettoit, pour la restitution de Holstein, suivant le traité de fontaine bleau
- Que le Roy de france en échange ne stipuloit que ce que mon maistre
- sçavoit estre souhaitté de sa Mté imperiale, sçavoir le maintien de la treve de
- 20 ans. Que je tenois, qu’on peut croire qu’effectivement le Roy de france
- lorsqu’il a fait ce traité avéc mon maistre a esté incliné veritablement à maintens
- le repos, pour finir yloriensement sa carriere sans rien hazarder d’avantage Mais
- qu’ayant par je ne sçay quelle bourasque, changé de sentiment dans un moment, S.A. S.
- a esté dégagée de toute cette liaison len vertu des reservations expresses. Et elle
- a hazarde presque tout, même sa personne et celle du prince son aisné, pour se,
- mettre sur la breche, et pour arrester le torrent de la france. Je dis encor une
- chose à Mons. le comte, qui luy parut un paradoxe, et dont il témoigna n’avoir
- pas ouy parler, sçavoir que S. A. S. mon maistre estoit le veritable auteur de la
- conference de Maydebourq, et de ses bous effect. Car ayant esté inoité par S. A. E
- de saxe à la foire de Lepziy, il proposa la ville de Maydeboury, à finque S. A.E
- de Brandebouru l’y trouvant peutestre aussi le concert fut plus étendu. Il envoya
- d’abord des courriers à Berlin, et encor à Cassel pour cet effect. Et la dessus
- cette conference fut tenue, et des mesures prises, qui ont peutestre contribué le plus
- à sauver frencfort et ce qui nous reste du Rhin. Son Excellence repondit
- que je luy disois là une chosé qui le surprenoit. Qu’on avoit asseuré que S. A. E de
- Brandebourus estoit l’auteur de cette conference, et qu’on luy attribuoit l’honneur,
- d’avorr d gaqne son beaupere. Je repliquay, que s. A. S. mon maistre seroit extre
- mement touchée s’il alloit apprendre, qu’on luy derobe cette gloire. Qu’en effect
- S. A. E. de Braudebouru avoit taché d’engager mon maistre, dans les mesures prises
- d’abord avec le prince d’orange, Mais qu’a lors ne voyant pas l’Empire attaque
- et r’esperant pas, qu’il le seroit; il n’y avoit pas veulu entrer, non plus que sa Mte
- Imperiale. Mais qu’apres la rupture avec l’Empire, il n’avoit pas eu besoin de soliciteu
- et que c’est luy plus tost qui a solicité des resolutions effectives, telles qu’on a prises à
- Magdebourq. Qu’ il y aloit eu peut estre maintenant une conference semblable à Hanover
- du passage de S. A. E. de Brandeboury ou S. A S. de Hesse cassel, se pourroit astirendue. qu’on
- yatoit de libereisans doute sur les choses à faire, et en informeroit sa Mté imperiale.
- son Exce me dit, qu’il estoit bien aise de ces aabonnes intentions: et que la sme
- Maison se trouveroit tousjours bien de cultiver une étroite intelligence avec sa
- Mté, et de faire connoistre effectivement dans les ren contres, qu’elle cherit l’honneur et
- interest du ches de l’Empire
Cite
LBr. 133 · Bussche, A.Ph., fol. 94r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-957842:0187?run=74