Search the Nachlass

LBr. 278 · Foucher, fol. 1r

Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.93.

Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text

The machine reads it as

  1. A Mons. lAbbe Foucher, an
  2. Monsirur:
  3. je demeure d’actord aves vous qu’il est de consequence
  4. que nous examinions une benne fois toutes nos suppositions, a fin d’etablir quelque chose de solide.
  5. Car je tiens que c’est alori qu’on en tend parfailement la chose dont s’il c s’agit, quandon peut
  6. prouver tout ce qu’on avance. je sçay que le vulguire ni se plaist gueres à ces recherches, mais
  7. jc sçay aussi que le vulgaire ne se met gueres en peine de d’entendre les choses à fonds. Vostre
  8. dessen est à ce que je vois d’exaniner de les verilez qui assement, qu’il y a quelus chose
  9. an
  10. hors de nous. En quoy vous paroissez tres equitable; car vous nous accordez toutes les veritez
  11. hypothefigues, et qui asseurent non seulement qu’il y a quelque chose hors de nous; mais seulement
  12. Ce qui arriveroit s’il y en avoit. Ainsi nous sauvons desa toutes les mathema Arithmetiu
  13. sont demonstrables an ne supposant que des axiome definities; dont la verité de pend des
  14. axiomes identiques que vous accordez scommn j’ay com que j’ay constume d’appeller identiques;
  15. par excemple qu’ene s que deux contratictoires ne peuvent pas estre, que qu’une
  16. chose telle qu’elle est qu’elle est aussi grande qu’elle e, ou égale à elle même; qu’elle est
  17. sembloble à elle même (sppossnt qu’il n’y ait point de ch.c’est a dire un même temps. et.
  18. comme
  19. Mais comme il est impossible que toutes les verilez er quoyque sous d n’entriez pas ex professo
  20. dans l’examen des propositions hycothefiques, je serois pourtant d’avis qu’on le fist,
  21. et qu’on n’en admist point, qu’on neust demonstré entierement et resolu jusque auxidentigues
  22. Pour ce qui est des veritez qui parlent de ce qui est effectiuement hors de nous c’est la
  23. en vous vous attae principalement le suujet de vos recherches. Or premierement on ne sçauro
  24. nior que tout la verites même des propositions hypothetiques, est quelque chose quiest hons
  25. le nous, et ne depend pas de nons. Par la nature de ceux qu’ill pensent et des choses ou objects
  26. de leurs pensées, c’est à dire, si vous voulez de leurs idées est telle, que ceux qui se servent
  27. d’auc des mêmes definitions et axiomes, et raissonneront suivant une certaine mellode tronveront
  28. que les mêmes propositions. Car toutes les propositions hypothetiques asseurent
  29. chose est possible in impossible; necessaire on indifferente; et celte impossibilite tre scontant
  30. Ainsi de toutes
  31. une chimeré que nous fassions, puisque nous ne faisont que la reconnoistre.
  32. H ou necessité
  33. les choses qui sont actvelliment i la possibilité même d’estre est la premiere; et cnecessité est eeque dose est une
  34. impossibilite du coutr de l’opposé du contraite. Apres l’existence de l’essence nn Et cette
  35. tereme Et comme Or la cette possibilité et nccessite forme compose ce qu’on
  36. appelle les espans, e natures, et les veritez qu’on a constome depeller eternelles; et on a raison de les appeller ainsi
  37. par il n’y a rien de si eternel que ce qui est necessaire. Ainsi la naturi ly rexle est quelque avec ses proprieter
  38. chose d’existent et d’eternet; puisq c’est à dire il y a quelque cause qui fait que tous ceux
  39. qui y penseront avec soin trouveront la même chose let que non seulement leur s’acorderont
  40. entre elles; ce qu’on pourroit attribuer à la nature seule de l’esprit humain; mais qu’encor
  41. les apparenes phaenomenes on experiences les confirmeront lors qu’il y aura que
  42. quelque apparente de certe d’un cerile frappera nos sens. Et ces plenomenes ont necessarrement quelque cause hors de nous.
  43. eni quoyque ce l’existence des necessitez soit la preminre de toutes en elle même, je demeure et dans l’oure de la nature
  44. pourtant je demeure pourtant d’accord qu’elle n’est pus la premiere dans l’ordre de nostre
  45. connoissance. Car svous voyez que pour en prouver l’existence, j’ay pris pour aon accordé que
  46. nous pensons, et que vous avons des sentimens. Ainsi il y a deux verilez geurales absolues, c’est à dire qui partent
  47. de l’existence e actuelle des choses; l’une que nous pensons; l’autre qu’il y a une grandé
  48. ’ensuit, que nous sommes, de l’autre il s’ensuit
  49. qu’il y a quelque autre chose que nons, qui est la cause de la varieté de mos apparences. Or
  50. varieté dans nos pensées. De la premine ibe
  51. est
  52. ne
  53. ’une de ces veritez est aussi incontestable, et aussi independante que l’autre; et Mons. des Cartes
  54. ne s’estant altache qu’à la premiere, a dit quelque chose dans l’ordre de ses meditations
  55. a manqué de perfectionuer de venir à la perfection qu’il s’estoit proposé. S’il estit avoit
  56. suivi exactement ce que j’appelle filum meditandi, je croy qu’il auroit achevé la premiere
  57. philosophie. Mais le plus quand genie in monde ne sçauroit forcer la nature les choses, et il faut
  58. les ouvertures que la nature a faitrs pour ne se pas égarer. Mais Deplus
  59. ut ce qu
  60. un homme seul est apable de tout; et quand je pense a ctoules que Mons. des Cartes
  61. a ft a dit de beau, et de luy même, je n’étoune plus tost de ce qu’il iseit ue de
  62. entrer de necessité p
  63. Ce qu’il a manqué de faire quelque chose. J’avone que je n’ay pas pu lire avec tout le soin
  64. que je me sait proposé de fce, d’y apporter; et mes amis sçavent que c’est le dernier
  65. des nouueaux Thilosophes qu j’ay la aes qu’il s’est rencontré que j’ay beu presque tous
  66. les nouveaux philosophes plusist que luy. Gas Gitbert et Bacon et Gassendi me sont tombé les
  67. primiers entre les mains, i quosque Mleur style familier e aisé estoit plus conforme
  68. à un homme qui vent tout tre; il est vray que j’ay jetté souvent les yeux sur Galilée et
  69. chrens des cartes; mais se commene suis Gpometre que dépuis peu; j’estois bien tost
  70. rebuté de leur maniere d’écrire, qui avoit besoin d’une forte meditation. Et moy quoyque
  71. j’amait l aimor j’aye totroins aimé de mediter moy même, j’ay tousjours ay de la peine
  72. a lire des livres, qu’on ne sçaucoit lere sans mediter. par ce qu’on suivant ses propres meditations
  73. com
  74. mode
  75. C304
  76. cies, et dont
  77. ce qui servit ou
  78. ne seroit pas, quelque
  79. chose ou son contraire
  80. estant posé, et
  81. suppotitit
  82. contequ
  83. men
  84. deny roses qui s’accordem
  85. m de
  86. d’une chose
  87. recessite est me
  88. un prossibilize du contra
  89. impossibilité

Cite

LBr. 278 · Foucher, fol. 1r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 82). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-971279:0001?run=82