LBr. 278 · Foucher, fol. 1r
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- A Mons. lAbbe Foucher, an
- Monsirur:
- je demeure d’actord aves vous qu’il est de consequence
- que nous examinions une benne fois toutes nos suppositions, a fin d’etablir quelque chose de solide.
- Car je tiens que c’est alori qu’on en tend parfailement la chose dont s’il c s’agit, quandon peut
- prouver tout ce qu’on avance. je sçay que le vulguire ni se plaist gueres à ces recherches, mais
- jc sçay aussi que le vulgaire ne se met gueres en peine de d’entendre les choses à fonds. Vostre
- dessen est à ce que je vois d’exaniner de les verilez qui assement, qu’il y a quelus chose
- an
- hors de nous. En quoy vous paroissez tres equitable; car vous nous accordez toutes les veritez
- hypothefigues, et qui asseurent non seulement qu’il y a quelque chose hors de nous; mais seulement
- Ce qui arriveroit s’il y en avoit. Ainsi nous sauvons desa toutes les mathema Arithmetiu
- sont demonstrables an ne supposant que des axiome definities; dont la verité de pend des
- axiomes identiques que vous accordez scommn j’ay com que j’ay constume d’appeller identiques;
- par excemple qu’ene s que deux contratictoires ne peuvent pas estre, que qu’une
- chose telle qu’elle est qu’elle est aussi grande qu’elle e, ou égale à elle même; qu’elle est
- sembloble à elle même (sppossnt qu’il n’y ait point de ch.c’est a dire un même temps. et.
- comme
- Mais comme il est impossible que toutes les verilez er quoyque sous d n’entriez pas ex professo
- dans l’examen des propositions hycothefiques, je serois pourtant d’avis qu’on le fist,
- et qu’on n’en admist point, qu’on neust demonstré entierement et resolu jusque auxidentigues
- Pour ce qui est des veritez qui parlent de ce qui est effectiuement hors de nous c’est la
- en vous vous attae principalement le suujet de vos recherches. Or premierement on ne sçauro
- nior que tout la verites même des propositions hypothetiques, est quelque chose quiest hons
- le nous, et ne depend pas de nons. Par la nature de ceux qu’ill pensent et des choses ou objects
- de leurs pensées, c’est à dire, si vous voulez de leurs idées est telle, que ceux qui se servent
- d’auc des mêmes definitions et axiomes, et raissonneront suivant une certaine mellode tronveront
- que les mêmes propositions. Car toutes les propositions hypothetiques asseurent
- chose est possible in impossible; necessaire on indifferente; et celte impossibilite tre scontant
- Ainsi de toutes
- une chimeré que nous fassions, puisque nous ne faisont que la reconnoistre.
- H ou necessité
- les choses qui sont actvelliment i la possibilité même d’estre est la premiere; et cnecessité est eeque dose est une
- impossibilite du coutr de l’opposé du contraite. Apres l’existence de l’essence nn Et cette
- tereme Et comme Or la cette possibilité et nccessite forme compose ce qu’on
- appelle les espans, e natures, et les veritez qu’on a constome depeller eternelles; et on a raison de les appeller ainsi
- par il n’y a rien de si eternel que ce qui est necessaire. Ainsi la naturi ly rexle est quelque avec ses proprieter
- chose d’existent et d’eternet; puisq c’est à dire il y a quelque cause qui fait que tous ceux
- qui y penseront avec soin trouveront la même chose let que non seulement leur s’acorderont
- entre elles; ce qu’on pourroit attribuer à la nature seule de l’esprit humain; mais qu’encor
- les apparenes phaenomenes on experiences les confirmeront lors qu’il y aura que
- quelque apparente de certe d’un cerile frappera nos sens. Et ces plenomenes ont necessarrement quelque cause hors de nous.
- eni quoyque ce l’existence des necessitez soit la preminre de toutes en elle même, je demeure et dans l’oure de la nature
- pourtant je demeure pourtant d’accord qu’elle n’est pus la premiere dans l’ordre de nostre
- connoissance. Car svous voyez que pour en prouver l’existence, j’ay pris pour aon accordé que
- nous pensons, et que vous avons des sentimens. Ainsi il y a deux verilez geurales absolues, c’est à dire qui partent
- de l’existence e actuelle des choses; l’une que nous pensons; l’autre qu’il y a une grandé
- ’ensuit, que nous sommes, de l’autre il s’ensuit
- qu’il y a quelque autre chose que nons, qui est la cause de la varieté de mos apparences. Or
- varieté dans nos pensées. De la premine ibe
- est
- ne
- ’une de ces veritez est aussi incontestable, et aussi independante que l’autre; et Mons. des Cartes
- ne s’estant altache qu’à la premiere, a dit quelque chose dans l’ordre de ses meditations
- a manqué de perfectionuer de venir à la perfection qu’il s’estoit proposé. S’il estit avoit
- suivi exactement ce que j’appelle filum meditandi, je croy qu’il auroit achevé la premiere
- philosophie. Mais le plus quand genie in monde ne sçauroit forcer la nature les choses, et il faut
- les ouvertures que la nature a faitrs pour ne se pas égarer. Mais Deplus
- ut ce qu
- un homme seul est apable de tout; et quand je pense a ctoules que Mons. des Cartes
- a ft a dit de beau, et de luy même, je n’étoune plus tost de ce qu’il iseit ue de
- entrer de necessité p
- Ce qu’il a manqué de faire quelque chose. J’avone que je n’ay pas pu lire avec tout le soin
- que je me sait proposé de fce, d’y apporter; et mes amis sçavent que c’est le dernier
- des nouueaux Thilosophes qu j’ay la aes qu’il s’est rencontré que j’ay beu presque tous
- les nouveaux philosophes plusist que luy. Gas Gitbert et Bacon et Gassendi me sont tombé les
- primiers entre les mains, i quosque Mleur style familier e aisé estoit plus conforme
- à un homme qui vent tout tre; il est vray que j’ay jetté souvent les yeux sur Galilée et
- chrens des cartes; mais se commene suis Gpometre que dépuis peu; j’estois bien tost
- rebuté de leur maniere d’écrire, qui avoit besoin d’une forte meditation. Et moy quoyque
- j’amait l aimor j’aye totroins aimé de mediter moy même, j’ay tousjours ay de la peine
- a lire des livres, qu’on ne sçaucoit lere sans mediter. par ce qu’on suivant ses propres meditations
- com
- mode
- C304
- cies, et dont
- ce qui servit ou
- ne seroit pas, quelque
- chose ou son contraire
- estant posé, et
- suppotitit
- contequ
- men
- deny roses qui s’accordem
- m de
- d’une chose
- recessite est me
- un prossibilize du contra
- impossibilité
Cite
LBr. 278 · Foucher, fol. 1r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 82). https://leibnizlegible.com/page/DE-611-HS-971279:0001?run=82