Leibniz-Handschriften Aufzeichnungen zur Rechenmaschine LH 42, 5, fol. 35v
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The machine reads it as
- fravailleroient que frocdement; le maistre ne manquant pas d’emploger le garconailleur
- sous main. Mais pour prendre un gardon chel luy, ou pour l’arrester entieremt, it faut estre
- asseuré de son add resse, de son industrie, desa fidelité, cela ne suffit pas, il faut qu’il soit doux.
- obeissant, patient à écouter, promt a concevoir, et juste à executer qualitez qu’ontrouve
- rarement jointes dans ces sortes degens. Car ceux qui sont habiles sont ordinairent arrogants
- et opiniastres il y en a qui sont trsques, meschants, trouillons, ad donnezaux débauches
- et qui ne tra vaillent que quand ils sont en humeur ou necessité de le faire, selon les saisans
- dela Lune, du de leur bourse. On s’expose avec ces gens à mille chagrins; et jepuis dire
- d’enavoir fait desja quelques essays, qui mont cousté duremps et de l’argent. J’ay
- coura tout Paris, j’ay parlé ou fait parler à la pluspart d’habiles maistres, ils l’ont refosé
- pour la plus part; les autres ferent des demandes qui me rebuterent; et les garcon qu’on
- n’offroit, estoient ordinairemt apprentifs, ou débauchez, ou bigearres, du malicieux:
- le l’ay essagé auec deux, mais je m’apperceus bien de leur addresse, detrainer l’affaire
- en longueur, deperdre leur journée et de travailler sous main à d’autres choses; ils
- faisoient des difficulter de tout, 2 quelques mesures que je leur pouvois donner, ils ne
- reussissoient jomeds qu’au quatries me coup. Cela meffit perdre patience, ej’aymais
- mieux une fos en quittant un ouvrier de perdre quelque argent, que je luy avois esté
- obligé d’avancer, quede continuer cette maniere de t’availler dont on ne vogoit
- jamais lafin.
- S.J2y memo.) Cprfin je trouvay un Ouvuerdont jesuis fort satisfait djene voudrois
- hosle changer, contre aucun autre quogque plus habile, & moins cher, à cause desa maniere
- d’agir que je trouve fort raisonnable. Caril faut qu’un garcon age dugenie pour les machines
- qu’il age legoust des belles choses, qu’il seplaise à bien faire, et qu’il agisse plustest par
- indination que par interes+. Mais quoyque il ne pouvoit travailler pour moyque des demy-
- journées, je fuis neant moins abligé de luy donner deux, e quelque fois trois francs par
- jour quand il employoit encore un garcon à la machine pou l a vancer l’ouvrage. De
- forte que sur cepied ime coustera avec un garcon deux eseus parjour, qui fait quasi
- justement deux uens louy paran, en abandonnaut cependant tout autre travail. Car
- il me fait voir qu’il refase des conditions qu’on luy offre, qu’il perd ses chalands; qu’il ne
- gagne pas avec moy plus qu’ailleurs. Et que cesendant cette sorte de travail est sans comparaison
- eluo peinitle que l’ordinaire, parcequ la facon d’une horloge ou monstre est reglée, on les
- fait en jouant, au lieu qu’il faut estudier icy avec uneapplication forte, d ne se pas rebuter
- quoqque on n’avance queres par jour. Cnfin il me proteste qu’ilayme mieux de paigner sa vie
- fout doucement à l’ordinaire que de s’embarquer pour ’en das une entreprise pleine
- d’inguietude, et capable de degouster (’homme le plus patient du monde. C’est pourquoy it est
- tien aise d’avoir ungarşon pour pousser l’ouvrage avec plus de vigueur. Pour moyje suiy
- asseuré qu’unautre queluy consteroit davantage au bout du conte, qu’on perdroit avecluy
- plus de temps, &qu’on auroir encore de la peine d’en trouver qui me soit propre, je ne-
- voudrois pas aussus recommencer mes lecons et risquer le temps, e la peiné a instruire tout
- de nouveau ungarion, dont je ne serois paspeut estre si asseuré. Je dois mesme
- cette precaution à ma sante, ’ à la conservation d’une machine qui peut faire naiste
- tant d’autres, de ne me pas plonger de rechef dans des inguieta des nouvelles en recommencant
- ( I mement) Pour fenir, puusqs on peut juger par là que l’ouvrier seul avec son garcon
- mecoustera 200 louys cette année; 8 qu’il faut que j’ayeaussy quelqu égardaur autres
- depentes que j’esuis obligé defaire du mien, avant queles autres esperances devienneur
- deseses
Cite
Leibniz-Handschriften Aufzeichnungen zur Rechenmaschine LH 42, 5, fol. 35v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 25). https://leibnizlegible.com/page/00051018:0070?run=25