Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 11v
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- celle determination nous y soit inconnue par rapport à l’avenir.
- Et toutes ces raisons de determination qui pa
- roissent differentes, concourent enfin comme
- des lignes à un même centre. Car la verité aliemen est rpredeterminée par le
- Cette idée mal’entendue de la Necessite, em
- ployée dans la pratique, a fait naicre ce que
- j appelle Fatum Durcicum, le desem à la Furgue;
- par re qu’on impute aux surcs de ne pas eri
- ter les dangers et de ne pas même quitter les
- lieux infectés de la peste; sur des raisonnemens,
- semblables à ceux qu’on rient de rapporter.
- Car ce qu’on appelle Fatum Stoicum, n’étoit
- pas si noir qu’on le fait, il ne detournoit pas
- les hommes du soin de leurs affaires, mais il
- tendoit à leur donner la tranauillité à l’egard
- des evenemens, par la consideration de la ne
- cessite, qui rend nos soucis et nos chagrins
- inutiles: en quoy ces Philosophes nes eloi
- gnoient pas entierement de la doctrine de Notre
- Seigneur, qui dissuadoit ces soucis par rappore
- au lendeman; en les comparant avec les peines
- nutiles que se donneroit un homme qui tra
- vailleroit à agrandir sa taille.
- Il’ est vray que les enseignement des Sto
- iciens iet peut-etre aussi de quelques Chi
- losophes celebres de notre tems) se bornans
- a cette necessité pretendue, ne peuvent donner
- qu’une Patrence forcée; au lien que Notre
- Seigneur inspire des pensées plus sublimes, et
- nous apprend même le moyen d’avoir du con
- tentement; lors qu’il nous asseure que Dieu
- parsaitement bon et sage, ayant som de tout,
- jusqu’à ne ponnt negliger un chereu de notre
- teste; notre confiance en luy dt estre entiere:
- de sorce que nous verrions, si nous etions capa
- bles de le comprendre, qu’il a pas même
- moyen de souharter rien de meilleur stant ab
- solument que pour nous) que ce qu’il fait.
- C’est comme si l’on disoit aux hommes: Faites
- votre devir, et soyés contents de ce quii en ac
- rivera, non seulement, par ce que vous ne sauriés
- de l’Evenement est
- causes; et Dieu la preetablit, en
- etablissant les causes
- = on a lieu detre content de
- ses ordonnances
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 11v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068272:0022?run=74