Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 110r
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- Monsieur Bayle objecte encor
- qu’il est vray que nos Ligislateurs ne
- peuvent jamlais inventer des reglemens qui
- seyent commodes a tous les particliors, te
- Nulla lex satis commoda omnibus est, id
- modo quaeritur, si majoriparti, et in summam
- prodest (Cato apud Livium lib. 34. circa init.)
- L
- mais quo cl c’est que la limitation de leur,
- lumieres les force à s’attacher à des loix, qui
- tont bien compté sont plus utiles que domma-
- geables Rien de tout cela ne peut convenir à Dieu
- qui est aussi infini en puissance et ex intelligenee,
- qu en bonte, et qu’en veritable grandeur
- je reponds que Dieu choisissant le meilleur possible
- on ne luy peut objecter aucune limitation
- de ses perfections, et dans l’univers non seulement
- aussi
- le bien sent surpasse le mal, mais le mal sert
- remarque aussi
- à augmenter le bien. il objecte enior, que
- les ptoiciens ont tire une impieté de ce
- principe, en disant que los maug esto qui’il falloit
- supporter patiemment les maux, veu qu’ils,
- estoient necessaires auba fauté et per non seulement à l’integrite
- à la sante del’univare n et perfectione de l’un
- et à l’integrité de l’univers mais encor à la
- felicité perfection et conservation de Dieu que le gouverne.
- C’est ce que l’Empereur r Marc Aurele à ditet
- exprimé dans lehuitieme chapitre du cinquieme
- livre de ses soliloques duplici ratione (dit il,
- diligas oportet quicquid eveneritlibi, altera quod Tibi
- natum et tibi coordinatum, et ad te quodammodo affectum est
- altera, quod universi Gubernatiri prosperitatis, et consummationis
- et atque adeo permansionis ipsius procurandae causaefi (ex parte)
- cum (THS Evosias, Xi TH5 VVTEN Ejas, H H, THS
- 6vnmorns vTK,) ex parte causa est. Ce precepte
- n’est pas la plus raisonnable de ceux de ce Enet. Un
- ae diligas oportet a vant riem (CE∞VEIV X∞H) ne vaut rien
- lt dm une chaese ne devient point aimable
- pour estre necessaire, et pour ’etlru estre destinée ou attachée a quelcur,
- et ce qui erroit un mal pour moy ne cesseroit pas de l’estre parce qu’il seroit
- par canuis est le bien de mon maistre. si ce bien ne rejaillist
- point sur moy. Mais e qu’il y a de bon da l’univers est, que
- ce qui conoeent an tout est aussi le bion que le bien general
- devient effectivement le bien parficulier de ceux qui laiment
- l’auteur de tout bien. Mais lerreur principple de cet Empereur
- et des Stoiciens estit qu’ils s’amige imaginent que le bien de l’univers de voit
- l’auois fais plaisir à Dieu luy même par ce qu’ils
- concevoient Dieu comme l’ame du monde. Cette erreur
- d’a rion de commun avec nostre dogme, Dieu selon nous
- est ce por est si bien apell par Martiantas Capella, inte
- es lut eleogentia ext amndana q du s pus notis sat cea
- grand Emperen
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 110r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068272:0219?run=74