Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 137v
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- dans un furieux labyrinthe, car puisque l’ame
- de lhomme est une substance immaterielle,
- il faudra dire que le mouvement local de certains
- corps est une cause efficiente des peusćes d’un esprit
- ce qui est contraire ux aux notions les plus evidentes
- que la philosophie nous donne. Si l’on respond que
- non, on seca contraint d’avouer que l’influence
- de nos organes sur nos pensées, ne depend ny des
- qualites interieures de la matiere, ny des loix du mouverment,
- mais d’une institution arbitraire du createur. Il faudra
- done qu’on avoue qu’il a dependu absolument dela
- liberte de Dieu delertelles ou telles pensées de nostre
- ame at à telles et à telles modifications de
- nostre corps apres avoir mêmi fixe toutes les loix
- de l’actiondes corps les uns sur les autres; D’ou il
- resulte, qu’il n’y a dans l’univers aucune portion dela
- matiere dont le voisinage nous puisse nuire qu’à
- qu’autant que Dieule veut bien, et par consequent que
- la ferre est aussi capable qu’aucun autre lieu d’estre
- ls sejour de lhomme heureax. il est evident.....
- Enfin itest evident que pour empecher les mauvais
- choix de la liberte il n’est point besoin de transporter
- homme hors de laterre. Dieu pourroi faire sarle
- terre à legacd de tous les actes de la volouté ce qu’il
- fait quant aux bonnes deuvres des predestines, lors
- qu’l en fixe l’evenement soit par des graces
- efficaces, soit par des graces suffisantes qui sans faire
- nut prejudice à laiberte sont tousjours survies du
- consentement de l’ame. Il luy seroit aussi aise de
- pravine sur la ferre que dans le liel la determination
- de nos ames à un bon choix. je de meure d’accord
- avec M. Payle que Dieu pouvoit mettre un tel ordre
- aux corps et aux ames sur ce globe de la terre, qu’il
- auroit esté un paradis perpetuel, et qu’il auroit d
- soit par des graces extractornaites
- et un avantgoust dude l’estat des bien heuremx celeste des bienheureux:
- et rien n’empeche même qu’iln’y ait des terres
- plus heurenses que la nostre: mais Dieu a eu ss raison des bonnes raisons
- pous vouloir que la nosre soit telle qu’elle est
- Cependant pour prouver qu’un meilleur estat ent esté possible icy M. Bayle
- causes occasionuelles, ’tro pl tout plein de miracles, et tout plein
- n’avoit point besoin de recourir, au systeme des
- tout plein de miractes ot de suppositions de hos dont on avoue
- ui l’éloignent le plus de l’esprit de la veritable philosophie. Il ya lieu de s’étonuer d’abord que M. Bayle
- qu’il n’y a aucune raison; deux defauts d’un systeme
- lSon
- je m’étonne aussi qu’il ne s’est point souvenu de du
- Systeme de l’Harmonis i qui y venoit s a propos. Mais comme
- fans ce systeme toue
- n blane ou asa
- =préetablie, qu’il avoit examiné autres sois
- et harmonique et rieu’est laissé H tout va par raisons
- un franc arbitre d’une pure et pleine
- laisse. au pur arbitre
- Indifference; il semble que cela n’accommodoit point
- M. Bayle prevenu un peu de ces indifferences, qu’il
- combattoit pourtant en d’autres occasions; se lon que cela
- sipbie
- sa conscience
- lo non pas dans une mauvaise intention ou contre
- l’un oy l’autre lacco luy serpait en disputant. Car
- ar il passoit aisement du t ce dant son esprit sur la question dont il s’agisoit. il s’accommodoit eone
- a
- ne au
- oit, encor
- qu pour coutrequarrer las sel
- l’autre l’acchnno luy convenoit pour contre carrer
- mais par
- j.’ ad l’adversaire qu’il avoit on teste. Et je crois que
- jamais Arcelilas ny Carneade ont soûtenu les deux
- partis le pour et le contre avec plus d’eloquence
- et plus d’esprit. Mais enfin il ne faut point douter
- roit par des voy es naturelle
- =son but n’estant que d
- embarasserlis philosophes
- et faire voir la foiblesse
- de nostre raison:
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2, fol. 137v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068272:0274?run=74