Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 4, fol. 1r
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- s
- On convient que tout ce que Dieu veut
- fa est bon et, juste. Mais ou demande
- se s’il est bon es juste par ce que Dieu
- le veut, oc eilt ou si Dieu le veut
- par ce qu’il est bon e juste.
- La premiere opinion a esté suivie par
- quelques philosophes, et par quelques Theologie ns Homanistes et
- Reformes: mais les Reformés ’aujourdbuy rejettent
- ordinairement
- Theologiens
- eut de
- pes et laplis aat
- et dau d
- Eglise Romaineet
- comme aussi des anciens
- eape
- plus sages et estimes des philosophes ont esté pour
- a ses raisons
- de la persaneee forre
- le second parti, qui veul que la bo
- inde ferps
- certain Thrasy maque, qui voulant expliquer
- ce que c’est que la justiée donne une definition
- qui autoriseroit fort la premiere opinionae, si elle
- estoit recevable: mais il n’y a que les trans
- ou les fauteurs tin de la tyrannie qui la
- puessent approuuer. Car juste dit il, est ce qui convient ou
- plait au plus puissant. Si cela estoit, jamais senteme d’une cour souvepaine, ou du pymers
- sentence seroit injuste. etme lecose eeoit inju
- ejamais an ou mechant homme pui mais puissant.
- seroit plamable. Et qui plus est, une même
- cha action pourroit estre juste et injuste, selon qu’elle
- estae
- Autre cose est
- ce qui est ridicule
- Un philosophe Anglois celebre nomme Hobbes,
- trouveroit des juges
- juste, et autre
- mais qui s’est d’e par ses sy paradoxes, a voulu
- soutenir presque la même chose que Thrasymaque, car
- il veut que Dieu est en droit de tout faire, parce qu’il
- est toul puissant. C’est, ne pas distinguer le droit et
- le fait. car autre chose est, ce qui se peut, autre chose
- et apeu pres par la même rasson
- ce qui se doit.
- C’est ce même Hobbes, qui croit que la
- veritable religion est celle de l’Estat, et par
- consequent, si l’Empereur claude, qui contet qu dans fit
- p fiet publier par un editi, in libera republica
- crepltus atque ructus liberos esse defere, avoit mif le Dieu
- Crépitus entre les Dieux, il auroit esté Dieu, et digne de Culte
- c’est dire en termes couverts, qu’il n’y a point
- de veritable religion, et qu’elle n’est qu’une invention
- des hommes. Comme celuy dire que juste est ce qui plait
- au plus puissant, n’est autre chose que de dire, qu’il n’y a
- point de justice, etquonepent facre justement
- qui qui defende de faire ce qu’on peul faire utilement, el peut faire
- e
- malquer que
- labtate des actions de Dieu ne depen
- a vod e i corer a is tr
- En ee elle detruiroit
- la justice
- car de de dire stal pr lonté ne lieu
- ratione voluntas, est liende raison
- c’est proprement lecerente la
- devise d’un tysran; si le diable
- ossoit le maistre du monde
- i c’est à dire une puissance
- invisible fort mechante estoit le
- maistre du monde, elle
- ne laisseroit pas d’estre
- mechante, bien qu’il fau
- poit l’honnorer, comme
- quelques peuples hourorent
- tels Dieux, qu’ils simagi
- pent d’est
- Les
- role donne tout une cautre
- est pourquos je
- reocertaines personnes. trop
- addonnées aed au droit absolu
- de d, ort crû, qu’il pouvoit
- condamuer les innocens, et
- preme que e rivoit peut
- estre; et ceux qui croyent
- que les enfan sans
- baptemes, sont plongés
- dans des flammes etemelles
- doivent avoir ce
- tres mechante idée de
- la bonté et de la
- justice de Dieu
- La sainte écriture
- vous en donne aussi une
- toute autreidee e
- dats la gen
- dans par exemple
- dans l’Aistoire de la creaci
- du monde elle dit que dieu
- considera ce qu’il avoit
- fait et le trouva bon.
- c’est à dire il estoit content
- de son ouvrage, et avoit
- raison de l’estre. C’est
- une maniere de parle
- humaine dont
- employ
- expres pour
- de sa golonté, mais de leur ratur
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 4, fol. 1r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068281:0001?run=74