Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 14v
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.98.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 13r); this page is its left half.
The machine reads it as
- gouvernement des choses. On peut donc dire que celuy qui
- agit parfaitement est semblable à un exellent Geometre, qui
- sçait trouver les meilleures constructions d’un problemes à
- un bon Architecte qui ménage, sa place et le fonds destine,
- pour le bastiment de la maniere la solus avantageuse ne laissant
- rien de choquant, ou qui soit destitué de la beauté dont il
- est susceptiblei à un ben Pere de famille, qui employe son bien
- en sorte qu’il n’y ait rien d’in eutte ny de sterile; à un habile
- machiniste qui fait son efseet par la voye la moins embarassée
- qu’on puisse choisir; et à un sçavant auteur, qui enforme
- lle plus de realités dans le moins de volume qu’il peut r
- les plus parsaits de tous les estres, et qui oecupent le moins
- de volume, c’est à dire qui s’empechent le moins, ce sontles
- esprits dont les perfections sont les vertus: C’est pourquoy il
- ne faut point douter que la felicité des esprits ne soit leprincipali
- but de Dieu et qu’il ne la metle en exccution autant quel
- harmonie generale le permet. De quoy nous dirons d’avantace
- tantost. Pour ce qui est de la simplicité de voyes de Dieu, elle
- a lieu proprement à l’egare des moyens comme au contraire, la
- varité, richesse ou abonclance y à lieu à l’e gard des finsou
- effects. et l’un doit estre enbalance avec l’autre, commeles
- frais destinés pour un bastiment avec la grandeur et la beauté
- qu’on y demande. Hl est vray que rien ne couste à Dieu, bien
- moins qu’à un Philosophe que fait des hypotheses pour la
- fabrique de son monde Ema ginaire, puisque Dieu n’a que des
- decrets à faire, pour faire naistre un monde reel; mais en
- matiere de sagesse les decrets ou hypotheses tiennent lieu de depense
- a mesure qu’elles sont plus independentes les unes des autres;
- car la raison veut, qu’on evité la multiplicité dans les hypo
- theses ou principesseomme le systeme le plus simple est tousjours
- prefere en AsAronomie.
- Les volontés ou Aetions de Dieu sont communement divisées
- en ordinaires ou extraordinaires. Mais il est bon de consin
- que Dieu ne fait rien hors d’ordre. Ainsi ce qui passe pour extra
- lordinaira ne l’est qu’à l’egarde de quelque ordre particulier
- establi parmy les creatures. Car quand à l’ordre universeb touts
- est conforme. Ce qui est sivrai, que non seulement rien n’arrivé
- dans le monde, qui soit absolument irregulier, mais onne sçauroit
- mêmes rienfeindre detel. Car supposons par exemple que quil cun
- fasse quantité de points sur le popier à tout hafard, comme font
- ceux qui exercent l’art ridicule de la Geomance ze dis qui’il est
- Bossible de trouver une ligne geometrique dont la notion soit co
- stante et uniforme suivant une certaine reple, en sorte que
- cetse ligne pas se par tous ces points et dans le même
- ordre que la
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 14v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068289:0028?run=74