Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 14r
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- liberté d’agir enperfection suivant la souveraine raison.
- Car de croire que Dieu agit en quelque chose sans avoir aucune
- raison de sa volonte, outre qu’il serrible que cela ne se peut
- point, c’est un sontiment peu conforme à sa gloire, par
- exemple supposans que Dieu choisisse entre A et B et qu’il
- prenne e dans avbir aucune raison dele preferer à B, je
- dis que cette action de Dieu pour le moins ne seroit point
- louable, car toute louance doit estre fondée en quelque raison
- qui ne se trouve point icy ex hypohesi. Au lieu que je tiens
- que Dieu ne fait rien donc il ne merite déstre glonifie
- La connoissance generale de cette grande verité que Dieu agit
- tousjours de la maniere la plus parfaite et la plus souhaitbable qui
- soit possible, est à mon avis lefondemant de l’amourque nous
- devons à Sieu sur toutes choses, puisque celuy qui aime, cherche
- sa satisfaction dans la felicité ou persection de l’objet aimé et
- deses actions. idem velle, et idem nolle vera amicitia est Etje
- croy qu’il est difficile de bien aimer Dieu quand on n’est pas
- dans la disposition de vouloir ce qu’il veut quand on auroit le
- pouveir de le chanoer. En effect ceux qui ne sont pas satissaits de
- ce qu’il fait me paroissent semblables à des sujets mécontens
- dont l’intention n’est pas fort diferente de celle des rebelles. Je
- fient donc que suivant ces principes pour agis conformement à
- l’amour de Dieu il ne suffit pas d’avoir patience par force,
- mais il faut estre veritablement satisfait de tout ce qui nous est
- arrivé suivant sa volonté. J’entends cet acquiescement quant au passe.
- Carquant à l’avenir il ne fauts pas estre quidisteny attendre
- ricieulement à bras croisés, ce que Dieu fera, salon ce sophisme
- que les anciens appelloient xoyon a exjor la raison paresseuse, mais
- il faut agir selan la volonté presomtive de Dieu autant que nous en
- pouvons juger; tachant de tout nostre pouvoir de contribuer au
- bien general et partieulierement à l’arnement et à la perfectionde
- ce qui nous touche ou de ce qui nous est prochuin At pour ainsi
- dire à portéc. Car quand l’evenement aura peut estre fait voir
- que Dieu n’apas voulu presentement que nostre bonne volonté
- saye son effect il ne s’enssit par de la qu’il n’aye pas vouluque
- nous fissions ce que nouravons fait. Tu contraire commu il
- est le meilleur de tous les maistres il ne demande jamais
- que la droite intention et cest à luy de connoistre l’heure et
- de lieu propre à faire reussir les bons desseins
- Il suffit donc davoir celle confiance en Dieu, qu’il fait
- tout pourle mieux, et que rienne se auroit nuire à ceux
- qui l’aiment. mais de connoistre enparticulier les raisons
- qui l’ort pû mouvoir à choisis cet ordre de l’univers, à
- soufsiir les pechés, à dispeneer ses graces salutaires d’une
- certaine maniere, cela passe les forces, d’un esprit fini, sur
- tout quand il n’est pas encor par venu a la jouissance de la
- verce de Dieu. Cependant on peut faire quelques remarques
- feriele hastent la cortate tete sprobritare date la
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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 14r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068289:0027?run=74