Search the Nachlass

Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 15r

Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.97.

Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text

One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 16v); this page is its right half.

The machine reads it as

  1. ordre que la main les avoit marqués. Et si quelqun tracoit
  2. tout d’une suite une lione qui seroit tantoet droite fanfost
  3. cerele, tantost d’une autre nature, il est possible de trouver
  4. une notion ou reole ou equation commune à tous les points de
  5. cetta tione en vertu de la quelle ces mêmes changemens doi-
  6. vens arriver et il n’y a pat exemple point de visage dont la
  7. contour nefasse partie d’une lione Geometrique et ne puise
  8. estre tracé tout d’un trait par un certain mouvement regle
  9. Mais quand une regle est fort composée, ce qui luy est cons
  10. forme, passe pour irregalier. Ainsl on peut dire que de quelque
  11. maniene que Dieu auroit toujours esté regulier et dans un
  12. certain ordre general. Mais Dieu a choisi celuy qui est le
  13. plus simple en hypotheses et le plus riche en phenomenes,
  14. comme pourroit estre une ligne de Geometrie dont la contruction
  15. seroit aisée et les propriete et effects seroient fort ad mirables
  16. et duune grande etendue. Je me sers de ces comparaisons pour
  17. crayonner quelque ressemblance imparfaite de la sagesse divine et
  18. pour dire lee qui puissé au moins elever nostre esprit à concevoir
  19. en quelque facon ce qu’on ne sçauroit exprimer assée. Mais jene
  20. pretends point d’expliquer par là le prand mystere dont des
  21. pend tout l’univers.
  22. Or pursque rien ne se peut faire, qui ne soit dans lordre, on peut
  23. dirq que les miraces sont aussi bien dans l’ordre que les operations
  24. naturelles, qu’on appelle ainsi parce qu’elles sont conformes à
  25. certaines maximes subalternes que nous appellons la nature
  26. do choses. Car on peut dire que cette nature n’est qu’une
  27. coustume de Dicu dont il se peutdis penser à cause ut une
  28. rais on plus forte, que celle qui l’a mu à se servir de ces
  29. maximes. Vant aux volontés generales ou particulieres, selon
  30. qu’on prend la chose, onpeut dinque Dieu sait tout suivant
  31. sa volonté la plus genetale qui est conforme auplus parsait
  32. ordre qu’il a choisi; mais on peur dire aussi qu’il a des vo,
  33. lontés particulieres, qui sont des exceptions de ces maximes
  34. Subatternes susdites, car la plus generale des loix de Dieu qui
  35. regle toute la suite de l’univers, est sans exeception. On peut
  36. dire aussi que Dieu veut tout ce qui est un object desa volonté
  37. particuliere, mais quant aux objets de sa volonté generale, tels
  38. que sont les actions des autres creatures, particulierement de
  39. celles qui sont raisonnables aux quelles ieu veut concourir;
  40. il faut distinguer: car si l’altion est bonne en elle
  41. même qu’elle n’arrive point. mais si elle est mauvaire
  42. en elle mêmes et ne devient bonne que par accident,
  43. pper ce que la suite des choses, et particulurenrant le chasti
  44. ment. et la satis faction corrige sa malignité, et en req
  45. comperte se mod are voarie crorte qe ensti il arare

Cite

Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 15r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068289:0029?run=74