Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 15r
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- ordre que la main les avoit marqués. Et si quelqun tracoit
- tout d’une suite une lione qui seroit tantoet droite fanfost
- cerele, tantost d’une autre nature, il est possible de trouver
- une notion ou reole ou equation commune à tous les points de
- cetta tione en vertu de la quelle ces mêmes changemens doi-
- vens arriver et il n’y a pat exemple point de visage dont la
- contour nefasse partie d’une lione Geometrique et ne puise
- estre tracé tout d’un trait par un certain mouvement regle
- Mais quand une regle est fort composée, ce qui luy est cons
- forme, passe pour irregalier. Ainsl on peut dire que de quelque
- maniene que Dieu auroit toujours esté regulier et dans un
- certain ordre general. Mais Dieu a choisi celuy qui est le
- plus simple en hypotheses et le plus riche en phenomenes,
- comme pourroit estre une ligne de Geometrie dont la contruction
- seroit aisée et les propriete et effects seroient fort ad mirables
- et duune grande etendue. Je me sers de ces comparaisons pour
- crayonner quelque ressemblance imparfaite de la sagesse divine et
- pour dire lee qui puissé au moins elever nostre esprit à concevoir
- en quelque facon ce qu’on ne sçauroit exprimer assée. Mais jene
- pretends point d’expliquer par là le prand mystere dont des
- pend tout l’univers.
- Or pursque rien ne se peut faire, qui ne soit dans lordre, on peut
- dirq que les miraces sont aussi bien dans l’ordre que les operations
- naturelles, qu’on appelle ainsi parce qu’elles sont conformes à
- certaines maximes subalternes que nous appellons la nature
- do choses. Car on peut dire que cette nature n’est qu’une
- coustume de Dicu dont il se peutdis penser à cause ut une
- rais on plus forte, que celle qui l’a mu à se servir de ces
- maximes. Vant aux volontés generales ou particulieres, selon
- qu’on prend la chose, onpeut dinque Dieu sait tout suivant
- sa volonté la plus genetale qui est conforme auplus parsait
- ordre qu’il a choisi; mais on peur dire aussi qu’il a des vo,
- lontés particulieres, qui sont des exceptions de ces maximes
- Subatternes susdites, car la plus generale des loix de Dieu qui
- regle toute la suite de l’univers, est sans exeception. On peut
- dire aussi que Dieu veut tout ce qui est un object desa volonté
- particuliere, mais quant aux objets de sa volonté generale, tels
- que sont les actions des autres creatures, particulierement de
- celles qui sont raisonnables aux quelles ieu veut concourir;
- il faut distinguer: car si l’altion est bonne en elle
- même qu’elle n’arrive point. mais si elle est mauvaire
- en elle mêmes et ne devient bonne que par accident,
- pper ce que la suite des choses, et particulurenrant le chasti
- ment. et la satis faction corrige sa malignité, et en req
- comperte se mod are voarie crorte qe ensti il arare
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 1, fol. 15r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068289:0029?run=74