Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 5, fol. 23r
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- Du Franc Arbitre
- La Question si nous avons un franc
- arbitre, et ququelle est son étendue
- est une des plus ancienves et des plus agitées dans le monde
- Des nations entieres, et des sectes aussi bien
- des antiens philosophes, que des chrestiens modernes
- ont pris parti la dessus. O se condamne pour ce
- sajet Elle a beaucous le sume pr sur la conduite
- de la vié Elle est de grande importance pour la
- conduite de la vie; ou se condamne pour cesujet;
- et apres cela il paroistroit temeraire de dire
- qu’elle est aisée à resoudre. l’auoue qu’on n’en fortira
- ne la vuidera jamais, et quan taudis que
- les hommes se plaisent dans les doutes
- et Cherchent à les entretenir plus tost que
- par des discours en l’air mais agréables, qu’à les
- res finir par des raisonnemens plus solides,
- mais plus severes.
- La causse de la plus part
- des disputes sans fin, nient en partie, de ce
- qu’on veul avoir la liberté de jover des
- notions, sans lear vouloir donner des notions
- fix idées fires et arrestées et qu’on croit
- que ce seroit une espece d’esclavage de s’obliger
- à penser sur ume même matiere d’une maniere
- à des pensées fermes, et à des idées fixes
- et bien arrestées. Voyons aumoins Quoyque’il eu soit
- tachtons de découvrir, qula notion vraye
- notion du franc arbitre, et puis nous verrons
- Si c’est quelque chose qu’on prisso attribuer
- auxhomes diont les hommes sont capables.
- Je suppose promierement que les hommes
- prennent le franc artitre pour une perfection,
- car ils l’attribuent à Dieu, et aux anges,
- et le refusent aux bestes. Se condement
- je suppose que le franc arbitre est contraire
- à la contrainte c’est pourquoy si quelcun
- est tire par force dans une maison, ou ne
- dira pas quril y est allé librement. Mais
- ner
- se tronuent tur
- quand las, ceux qui sont dans une
- tempeste, ent leur machandises, pou
- pour se saunet pour rendre le vaisseau
- peus leger, et pour se sauner: On peut douter
- s s’ils agissent librement Et je disu
- réponds qu’ony. car dans il faut tousjours
- car quand on parle d’une deliberation il faut
- prendre les choses dans l’estat ou elles sont
- non pas dans celuy ou en les souhaiteroit.
- ainsi on delivere sur ce qu’on a affaire, doit
- et on choisit suivant la raison, le moindre mal
- ou le plus grand bien qu’on juge possible
- dans l’estat present desaffaires Celuy qui sette
- sa marchandise pour de sanoir, ne le fait pas
- sans le vouloir faire mayque il ne voudroit pas
- i vogee in aatre noden pur se secer da seu
- e
- or
- Con ne les force pas de sauver
- s’ils ne veuillent i
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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 3, 5, fol. 23r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068296:0045?run=74