Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 7v
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- eas aussi qu’elles fussont comme ou de peint Mad. Juion, c’est adire
- des devotes ignorantes. P’en voudrois qui ressemblassent à Molle
- de Scudery qui a Si bien éclairici les caracteret et les passions
- dans ses fibmans, et dans ses conversations de morale; ou du moins
- qr
- qui fussent comme cette istris TCorris, dame Angloise, qu’on dit
- avoir, si bien écrit depuis peu sur l’amour des interessé. Mais denons an fit
- Nimer est trouver du plaisir dans les perfections ou avantaves,
- et sur tout dans le bonheur d’autruy. C’est ainsi qu’on aime les
- belles choses, et sur tout les substances intelligentes dont le bonseur
- fait nosere jore, et à qui par consequent nous voulous du bien, quand
- il nous en arriveroit rien que le plaisir de les voir heureuses
- C’est ainsi que ceux qx qui ont conneur de connoistre les incoma-
- vables vertus de A. A. C. Se trbuvent animes.
- Aimer sur toutes choset c’est trouver tant de plaisir dans les
- perfections et dans le bonseur de quelqu’un, qu’on compte pour tien
- ous les autres plaisirs, pour veu qu’on ait celuyla
- D’ou il s’ensuit, que selon la raison celuy qu’on doit aimer
- sur toutes choses doit avoir des perfections si grandes, que le
- plaisir qu’elles donnent puisse effacer tous les autres plaisirs.
- et cela ne peut appartenir qu’à Dieu
- Il n’est done pas possible qu’ou puisse avoir un amour de Dieu
- sur toutes chosés separé de tout nostre bien, puisque le plaisir que
- nous trouvons dans la contemplation de ses perfectilons, est essentiel
- à lamour
- Mais supposé que la beatitude enferme des plaisirs qui ne soyent
- pas essentiels à cet amour, on peut aimer Dieu sur toutes choses sans
- destre touché par ces plaisirs etrangers
- On peut done avoir l’amour dioin, quand ou croiroit devoir estre
- privé de tout autre plaisir que de celui de cet amour; et qui plus est
- quand ou croiroit devoir souffrir des grandes douleurs
- Mais supposer qu’on continue à aimer dieu surtoutes choses, et
- qu’on soit neautmoins dans des tourment eternels, est faire
- une supposition qui n’arrivera jamais
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 7v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0014?run=74