Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 8r
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- Si quel qu’un faisoit cette supposition, comme veritable, il seroit
- dans l’erreur; et il feroit voir qu’il ne connoist pas assez la
- bonté de Dieu; et par contequent qu’il ne l’aime pas encor asse
- Les sants qui de meuroient sans doute d’accord que Dieu ne damnee
- point celuy qui l’aime sur toutes choses; et qui ont dil neantmoins,
- qu’ils aimenoient Dieu quand ils deuroient estre damnes; ont voulu
- douver à entendre par cette fausse supposition, que les motifs de
- lamour u de bien veuillance, ou de la vertu de la Charité, et
- les motirs de la vertu de l’esperance ou de l’amour de cupidite
- squi ne mente pas proprement le nom d’amour, sont entierement different
- Les Sheologiens out tous jours distingué l’amour de la bien
- vegillance de celuy de la concupiscence; comme ils l’appellent en
- termes de l’e cole: le premier est des interessé, et ne consiste precise
- ment que dans le plaisir que donne la vue de la perfection et du
- bouheur de l’objet aime, sans considerer d’autre bien ou profit
- qui nous en peut naistre. Le second est interesoé mais d’une
- maniere qui peut estre permise, et consiste precisement dant sa
- vue de nostre propre bien, sans avoir egard au bonseun
- et avantage d’autruy. Ils rapportent l’amour de la premiere
- esoece à la vereu de la Charite et l’amour de la Seconde espece
- à la vertu de Cisperance
- Il est vray cesendant qu’encor l’asseurance des autres biens
- que Dieu preparé à ceux qui l’aiment, peut entrer dans les mocifs,
- d’un amtur des interesse, en ce qu’elle rehausse l’eclat des perfecturs
- t
- divines et fait mieux connoistre la boute de Dieu. Mars c’est
- alors sans diftinguer s’il aura cette, bonté pour nous ou pour
- seulement
- d’autres. Sutrement si c’estoit par une maniere de recannoissance
- ce seroit plus tost l’acte de la cuaidité, que de l’amour desinteresse
- (de la charite et de l’esberance n
- mais rien n’empeche que les actes de ces deux vertus soyent
- exerces conjointement
- Il y a d’ailleurs une grande reflexion de l’une de ces deux,
- vertus sur l’autre. Par lors que non contens de nostre present
- amour, nous demandons à Dieu une plus grande connoissance
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 8r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0015?run=74