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Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 8r

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  1. Si quel qu’un faisoit cette supposition, comme veritable, il seroit
  2. dans l’erreur; et il feroit voir qu’il ne connoist pas assez la
  3. bonté de Dieu; et par contequent qu’il ne l’aime pas encor asse
  4. Les sants qui de meuroient sans doute d’accord que Dieu ne damnee
  5. point celuy qui l’aime sur toutes choses; et qui ont dil neantmoins,
  6. qu’ils aimenoient Dieu quand ils deuroient estre damnes; ont voulu
  7. douver à entendre par cette fausse supposition, que les motifs de
  8. lamour u de bien veuillance, ou de la vertu de la Charité, et
  9. les motirs de la vertu de l’esperance ou de l’amour de cupidite
  10. squi ne mente pas proprement le nom d’amour, sont entierement different
  11. Les Sheologiens out tous jours distingué l’amour de la bien
  12. vegillance de celuy de la concupiscence; comme ils l’appellent en
  13. termes de l’e cole: le premier est des interessé, et ne consiste precise
  14. ment que dans le plaisir que donne la vue de la perfection et du
  15. bouheur de l’objet aime, sans considerer d’autre bien ou profit
  16. qui nous en peut naistre. Le second est interesoé mais d’une
  17. maniere qui peut estre permise, et consiste precisement dant sa
  18. vue de nostre propre bien, sans avoir egard au bonseun
  19. et avantage d’autruy. Ils rapportent l’amour de la premiere
  20. esoece à la vereu de la Charite et l’amour de la Seconde espece
  21. à la vertu de Cisperance
  22. Il est vray cesendant qu’encor l’asseurance des autres biens
  23. que Dieu preparé à ceux qui l’aiment, peut entrer dans les mocifs,
  24. d’un amtur des interesse, en ce qu’elle rehausse l’eclat des perfecturs
  25. t
  26. divines et fait mieux connoistre la boute de Dieu. Mars c’est
  27. alors sans diftinguer s’il aura cette, bonté pour nous ou pour
  28. seulement
  29. d’autres. Sutrement si c’estoit par une maniere de recannoissance
  30. ce seroit plus tost l’acte de la cuaidité, que de l’amour desinteresse
  31. (de la charite et de l’esberance n
  32. mais rien n’empeche que les actes de ces deux vertus soyent
  33. exerces conjointement
  34. Il y a d’ailleurs une grande reflexion de l’une de ces deux,
  35. vertus sur l’autre. Par lors que non contens de nostre present
  36. amour, nous demandons à Dieu une plus grande connoissance

Cite

Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 8r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0015?run=74