Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 15r
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- surtii la nature des noi
- Vialogue des divines vertus, foy, Esperance et
- Charité traduit de l’Allemand
- de puspe de cariere xrime
- aca creto De
- du P. Sp ee mis au devant
- e son liure des trois vertus divines
- vet Personne devoté. Je serois bien aise de sçavoir quelles
- sont les vertus principales
- Confesseur
- Ce sont les trois divines Vertus, qui nous sout données
- infuses dans le Bapteme sçavoir la foy, l’esperance
- daase les p dicesion
- et la Charite. 1. Cor. XIII.
- Devit. Pour quoy les appellet-on vertus divines
- Confesseur parce qu’elles s’addressent directement et immediatement
- à Dieu, car pat la foy je crois en Dieu, par l’esperance j’espere en Dieu, par
- e la Charité ou amour, j’ayme Dieu
- D. Quelle est donc la nature de la Foy
- par la foy nous croyons fermement qu’il y a un Dieu (Hebr. XI.)
- et qu’il est veritable dans sa parole, qu ne sçauroit tromper ny estre trompé.
- Et c’est pour cela que nous approuvons detout nostre coeur, et croyons
- tenons immuablement tout ce qu’il nous a revelé dans les temps du vieux ou
- nouveau Testament et tout ce qu’il nous aproposé à creire par la ste Eglise
- de jesus hrist, soit qu’il se trouve dans les saintes écritures ou non; sans
- la foy (Eph. V.) nous sommes dans les fenebres, et ne connoissons que bien
- peu de Dieu. Mais quand la fois éclaire le coeur C. 1. Petr. ) le jour nous
- nous nous trouvons en plein jour, et coissons d’abord, que Dieu est t le seigneur out
- paissint, Eternel, incomprehensible, et sçachant toutes choses. qu’il a creé
- le Tiel et la terre; qu’qu’il y a en luy une Trinité d de cersonnes
- et Unité de Nature 1.t. (1. Johan. V.) et quoyque neus ne le puissions point
- comprendre, nous ne laissons pas de croire quae c’est a verité, et qu’il n’esçauroit
- est et que le contraire ne sçauroit estre, puisque Dieu l’a revele Minsi.
- quelle est la nature de l’Esperance
- par l’esperance nous desirons Dieu comme nostre bien, nous l’attendons
- C. XLI.) nous esperons de luy toute sorte de
- biens nous fondons surluy seae nous nous consions à luy, nous
- et sonspirons après luy pa
- pensons jour et nuit à luy, nous sommes tousjours en inquietude
- (S. August: liur. 1. Confess. ch. 1.) jusqu’a ce que nous le pouvons
- posseder et reposer en luy. Nous frouvons point de goust dans toutes
- les choses de la terre au puix de ce que nous trouvons en dieu; toute
- posre attention tous nos sens, d tout nostre Esprit Trese
- à luy comme un arc bande est tressé au but, il est nostre
- treso et nostre tout. Nous ne voulons voir, ouir toucher, aimer
- embrasser autre hose que ce Dieu, si bon, si beau, si aimable, si
- pretieux sur toutes choses, dans lequel toutes, les douceurs et delices, toute
- la joye, et tout le contentement imaginable se trouve ramassé.
- Nous rolos desirons le plaisir. En Dieu se trouve teut plaisir. la Nous
- desirons la joye, en Dieu je trouve toute la joye. Nous desirons la
- beaute; en Dieu se trouve toute la veritable beauté. a Dieu, o
- Lieu, mon Dieu et mon tout, qui est ce qui pourroit ne vous pas
- desirer o fontaine de tout bien. Et c’est là la nature de l’Esperance.
- D. quelle est la nature del’Amour
- di avons une veritable bien-
- C.
- veilance pour luy et luy sonhaitons tout bien par un pauchant sipcere
- cinsi dire
- de nostre coeur. Nous nous rejouissons de sa souveraine fellicité, et de ce
- qu’il est un tel seigueur et Dieu. Nous serions bien aises que toutes les creatures
- l’aimassent et le louassent. Quand cela arrive, nous triomphous, le or coeur
- nous tressaillit à fore de joye, et nous sommes les plus contents du monde. Nous faison deo
- tout ceque pous pouvons faire pour l’amour de lay, et tout ce que nous croyons
- estre conforme à sa volonté, nous le faisons de tout nnstre coeur (jean XIV.)
- c’est pourquoy nous faisons volontiers ce qu’il a commandé, et nous evitons
- avec soin tout ce qu’il a defendu, à fin que rien n’arrive qui luy puisse deplaire ous parler humainement)
- déplaire mais plus tost tout ce qu’il desire. Nous souhaittons et desirons
- rien plus que son contentement et sil irrive quelque chose qui luycontraire
- par nos peches, ou ceux d’autruy nous sommes en tristesse, et ne sçaurions
- reposer jusqu’à ce qu’il soit latis fart, et que le mal soit redressé.
- Nous voudrions luy pouvoit donner ontierement et parfartement
- no
- omni meliore modo, et incorporer pour ainsi dire nous mêmes et toutes
- rest pour son service et bon plaisi
- set greatures, à fin que rien ne manque, et que tout luy soit prost et attache e
- moralerment, commne tonc luy est deja atache et sousmis phusiquement et prast
- t protestant n’en
- dmetrent point de
- cesortes
- vclation
- p
- ous hors de l deriture
- de tout nostre veur
- le mieux qu’il est possibl
- +a force de
- bienveillance
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 15r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0029?run=74